Le patron de Swissmedic souhaite un durcissement législatif
Scandale des implants
—Mis à jour le 28.01.2012 3 Commentaires
Articles en relation
- Les victimes soulagées par l'inculpation du patron de PIP
- Le créateur des prothèses PIP présenté à la juge
- Les cliniques de luxe utilisaient aussi des prothèses PIP
- Une clinique de Montreux a implanté des prothèses PIP
Mots-clés
Pour l’heure, Swissmedic autorise la mise sur le marché des médicaments, mais n’effectue pas de contrôle pour les dispositifs médicaux tels que les implants.
«Il est certain que la législation actuelle peut être améliorée», lance le directeur de l’autorité sanitaire fédérale Jürg Schnetzer dans une interview au Temps samedi. Le loi réserve un traitement distinct aux médicaments et aux dispositifs médicaux, soit tous les instruments, appareils, diagnostics in vitro et autres objets utilisés à des fins médicales, explique Jürg Schnetzer.
Avant qu’un médicament ait accès au marché suisse, Swissmedic vérifie la documentation relative à la qualité, la sécurité et l’efficacité du traitement. Pour les dispositifs médicaux, Swissmedic ne délivre pas d’autorisation de commercialisation et n’intervient que lorsqu’un problème est signalé, souligne Jürg Schnetzer.
70 organismes de certification
Pour pouvoir commercialiser un dispositif médical, un fabricant peut s’adresser à l’un des 70 organismes de certification existant en Europe. Dans le cas de la société PIP, les implants ont été jugés conformes, mais l’organisme de contrôle a été victime d’une tromperie, rappelle Jürg Schnetzer.
Et celui-ci d’appeler à un meilleur contrôle des organismes de certification. Il faut renforcer la procédure leur accordant le droit d’exercer. Pour l’heure celle-ci dépend avant tout des États où ils sont installés. Les organes de certification devraient en outre procéder à des contrôles non annoncés chez les fabricants, ajoute Jürg Schnetzer.
Le système de classification des dispositifs médicaux peut aussi être amélioré. A l’heure actuelle, 400’000 produits très différents sont regroupés sous cette appellation. Pour certains d’entre eux, des critères plus sévères doivent être appliqués, demande Jürg Schnetzer.
Rien à se reprocher
Répondant aux critiques qui reprochent à Swissmedic une certaine passivité dans la gestion de l’affaire PIP, Jürg Schnetzer défend l’approche de l’autorité fédérale. «Nous sommes sur la même ligne que de nombreux pays qui ne préconisent pas non plus» de faire retirer les implants d’office, comme l’Angleterre, où 50’000 femmes sont concernées.
Par ailleurs, Jürg Schnetzer ajoute que «Swissmedic n’est absolument pas en position de contraindre les assurances maladie à rembourser certaines prestations comme le pensent certaines personnes qui nous téléphonent depuis la médiatisation de l’affaire PIP.» (ats/Newsnet)
Créé: 28.01.2012, 10h17
Publier un nouveau commentaire
Caractères restants:
3 Commentaires
La multiplication des normes paralyse les petites entreprises et les produits innovants mais n'ont pas empêché la tromperie des implants PIP. Il ne faut donc pas alourdir encore plus les contraintes imposées aux fabriquants, mais tout simplement demander aux organismes de certification de bien faire leur travail. On a fait le même reproche aux agences de notation financière pour les subprimes. Répondre
Le non-remboursement pas les assurances maladies et l'attitude de swissmedic est déplorable... il ne prennent pas leur responsabilité et les femmes qui portent ces implants sont des victimes. La question n'est pas esthétique, elle est médicale!!!
Santé Suisse rembourse de moins en moins de choses, laisser des problèmes, des risques pour la santé de côté... un scandale pour ce pays...
Répondre


Veuilliez attendre s'il vous plaît 





















