Des ex-dirigeants dénoncent les effets de la lutte contre la drogue
Sida
—Mis à jour le 25.06.2012 8 Commentaires
La lutte antidrogue aggrave la propagation du sida, accusent d'ex-dirigeants. "La guerre mondiale contre la drogue accélère la pandémie du VIH/sida parmi les usagers de drogues et leurs partenaires sexuels", accuse la "Commission mondiale sur la politique en matière de drogue", dans un rapport présenté à Londres, à un mois d'une conférence internationale sur le sida, AIDS 2012, prévue à Washington.
Selon cette source, "les études menées partout dans le monde montrent de façon constante que les politiques répressives de lutte contre la drogue empêchent l'accès des usagers de drogue aux services publics de santé et les maintiennent dans des milieux marginaux où le risque d'infection par le VIH est très élevé".
La Commission estime également que l'emprisonnement des auteurs de délits non violents liés à la drogue joue un "rôle majeur" dans la propagation du virus.
«Conséquences dévastatrices»
Le rapport accuse notamment les Etats-Unis, la Russie et la Thaïlande d'"ignorer" les recommandations de l'Organisation mondiale de la Santé en matière de prévention du sida, "avec des conséquences dévastatrices".
La Commission appelle les Nations unies - qui participent à la conférence à Washington - et les gouvernements à reconnaître le lien entre la politique répressive de lutte contre la drogue et la propagation du VIH/sida et à privilégier le traitement des toxicomanes.
Elle prône notamment la distribution de seringues stériles pour les utilisateurs de drogues injectables et le recours aux traitements de substitution.
"La guerre contre la drogue a échoué et des millions de nouvelles infections par le VIH et de morts du sida peuvent être évitées si l'on agit maintenant", estime la Commission.
Cette "Global Commission on Drug Policy" est notamment composée des anciens présidents colombien Cesar Gaviria, mexicain Ernesto Zedillo, brésilien Fernando Henrique Cardoso, chilien Ricardo Lagos, polonais Aleksander Kwasniewski, et suisse Ruth Dreifuss. L'homme d'affaires britannique Richard Branson, l'ancien chef de la diplomatie europénne Javier Solana, l'ancien secrétaire d'Etat américain George Shultz et l'écrivain péruvien Mario Vargas Llosa en font aussi partie. (afp/Newsnet)
Créé: 25.06.2012, 23h58
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La rédaction
8 Commentaires
Non seulement la politique de répression de la consommation de drogues aggrave la propagation du sida et d'autres maladies infectieuses, mais elle protège les mafias du trafic de drogues et leurs profits qui sont réinvestis dans le banditisme et le terrorisme. Les politiciens qui soutiennent la chasse aux drogués sont complices du crime organisé. Répondre
c'est ça la super solution, encouragé les drogués à continuer à se droguer..super.. Répondre
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