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La natation est un sport doux mais très exigeant

Sport

Nager a de réels bénéfices pour la santé, mais il faut commencer sans forcer.

Par Elodie Lavigne. Mis à jour le 27.07.2012

Les types de nages

LES NAGES ALTERNÉES

Le crawl

La plus économique et la plus rapide. Elle implique la rotation du haut du corps et demande une bonne synchronisation des mouvements des bras et de la respiration. Le crawl sollicite l’ensemble des muscles du haut du corps (pectoraux, dorsaux, abdominaux, etc.).

Le dos crawlé

La plus paisible. La rotation des bras se fait dans le sens inverse du crawl et permet de réduire les déséquilibres musculaires de l’épaule que peuvent induire les autres nages (crawl, papillon).

LES NAGES SIMULTANÉES

La brasse

La plus intuitive. Comme les autres, elle développe le haut du corps, mais en particulier les adducteurs et les fessiers.

Le papillon

La plus technique et la plus physique. Elle muscle particulièrement le dos (qu’on lève pour respirer), les bras (qu’on extrait de l’eau simultanément) et les abdominaux.

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Sur le plan de la santé, la natation n’est pas loin d’être un sport idéal: elle stimule le système cardiovasculaire, renforce de très nombreux muscles et fait travailler les articulations sans les traumatiser. Pas besoin d’être sculpté comme l’extraordinaire Michael Phelps, qui tente à Londres de conserver ses huit titres olympiques, pour s’y adonner avec plaisir. Sport doux par excellence, la natation est accessible à tout le monde, quels que soient l’âge, le poids, la santé et la condition physique. Le bon vieil Archimède n’y est pas pour rien: plongé dans l’eau, notre corps subit une force verticale qui s’exerce de bas en haut et qui vient s’opposer à son poids. En d’autres termes, dans un milieu aquatique, le corps est soulagé de sa masse, comme en apesanteur. Autre avantage: on sollicite l’ensemble des muscles du fait de la résistance exercée par l’eau, mais sans choc ni risque de blessure, même si on nage longtemps.

Pratiquer un sport sans se faire mal devient donc possible même en cas de douleurs articulaires ou musculaires (maux de dos, d’épaule), de surpoids, de grossesse, lorsqu’on est âgé ou à mobilité réduite. Discipline à part entière, la natation est également indiquée pour la rééducation après un accident, dans une perspective de reconditionnement après une hospitalisation ou en complément d’une autre activité physique.

Malgré la largesse de ses indications, la natation est un sport bien plus exigeant qu’il n’y paraît. «Pour se faire du bien et prendre du plaisir sans se fatiguer exagérément dans la durée, il est indispensable d’acquérir une bonne technique, quitte à prendre quelques leçons avec un professionnel. Et ce, même quand on croit savoir nager, déclare Grégoire Millet, vice-directeur de l’Institut des sciences du sport de l’Université de Lausanne (ISSUL). Car pour être un peu performant, il s’agit de maîtriser à la fois l’équilibration du corps dans l’eau, la respiration, la propulsion et la coordination des mouvements, quel que soit le type de nage.»

Justement, entre la brasse, le crawl, le dos crawlé et la nage papillon, par quoi faut-il commencer? «La brasse est sans doute la nage la plus intuitive, mais c’est aussi la plus lente en raison de l’importante résistance à la progression engendrée notamment par le mouvement circulaire des jambes», déclare le Dr Grégory Ornon, ancien nageur et spécialiste en médecine du sport aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). Elle nécessite de bien savoir coordonner ses bras et ses jambes. A noter que, pour être efficace, elle se nage en plongeant la tête sous l’eau! En revanche, elle n’est pas très indiquée lors de problèmes de genoux, à cause du mouvement de ciseaux des jambes. Selon le spécialiste, le crawl est lui aussi abordable: «Certes il faut apprendre à synchroniser sa respiration lorsqu’on ramène le bras hors de l’eau, mais ce n’est pas une nage éprouvante pour le souffle. De plus, on travaille dans l’axe au niveau des jambes.»

La nage papillon, très exigeante techniquement et physiquement, est plutôt réservée aux sportifs dotés de bonnes bases techniques. Quant au dos crawlé, il ne nécessite aucune synchronisation de la respiration, mais n’est pas toujours facile à pratiquer en piscine à cause du risque de collision.

Quand on commence la natation, il est conseillé de ne pas forcer pour habituer son corps sur le plan musculaire: de vingt à trente minutes dans un premier temps, puis progressivement jusqu’à quarante-cinq minutes, voire une heure, mais jamais jusqu’à l’épuisement. «Il est préférable de commencer par augmenter la durée d’entraînement avant d’en augmenter l’intensité, prévient Grégory Ornon. En ce qui concerne la fréquence, il est difficile de faire des progrès avec une seule séance hebdomadaire. Deux, c’est correct, mais c’est véritablement avec trois qu’on commence à progresser.» (Le Matin)

Créé: 29.07.2012, 09h45

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