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La prescription de Ritaline est en forte hausse en Suisse

Hyperactivité

Les garçons se voient davantage prescrire le médicament que les filles, selon une analyse de l'Office fédéral de la santé publique.

Mis à jour le 25.06.2012 28 Commentaires

Image: Keystone

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La part d'enfants et d'adolescents qui ont pris de la Ritaline ou un produit équivalent a bondi de 40% en Suisse entre 2005 et 2008.

De 2005 à 2008, la proportion de tous les patients de 0 à 18 ans sous méthylphénidate, substance qui compose la Ritaline, a augmenté de 0,61% à 0,85%, indique une étude basée sur l'analyse de données de l'assurance maladie publiée lundi dans le bulletin de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP).

Durant cette période, la quantité moyenne de substance active, par année et par patient, a augmenté de 9%, grimpant de 5094 mg à 5551 mg. En quatre ans, la proportion de garçons sous Ritaline a passé de 0,95% à 1,3% tandis que celle des filles a augmenté de 0,25% à 0,38%. En 2005, les garçons en ont ainsi reçu près de 4 fois plus que les filles.

Garçons de 12 ans

Pratiquement aucun enfant de moins de 6 ans ne s'est vu administrer de Ritaline, révèle l'étude. Les garçons de douze ans sont en revanche ceux qui se font le plus prescrire le médicament (3,11% des garçons de cet âge). Chez les filles, la part est de 0,95%.

La durée moyenne du traitement s'élève à 275 jours. Seul un quart des patients a été traité avec du méthylphénidate sur une longue période. Dans trois quarts des cas, le médicament a été prescrit par des pédiatres, des pédopsychiatres ou des psychiatres.

Le syndrome d'hyperactivité avec déficit d'attention, à l'origine de la prescription de Ritaline, touchant entre 2,6 à 10% des enfants, «tout porte à croire qu'une partie seulement des personnes concernées est traitée avec des médicaments», relève l'OFSP.

L'étude a évalué la répartition de la prise de méthylphénidate (par exemple de la Ritaline) chez des jeunes jusqu'à 18 ans. Elle se base sur les prestations de trois assureurs, soit le Groupe Mutuel, CPT et Visana, et couvre ainsi 22% de tous les assurés en Suisse. (ats/Newsnet)

Créé: 25.06.2012, 12h21

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28 Commentaires

Lilya Aaub

25.06.2012, 12:41 Heures
Signaler un abus 20 Recommandation 0

J'ai reçu le conseil de la maîtresse de mon fils de 11 ans d'aller voir une pédopsy pour qu'on lui donne "quelque chose". Même s'il n'a que de 5 et de 6, même s'il est relativement calme, même s'il ne dérange pas la classe? Oui madame, il est trop "tête en l'air"! Naturellement, on nous conseille de droguer nos gosses parce qu'ils rêvent... on ne doit pas s'étonner que la consommation augmente! Répondre


vive les responsabilités et vive la facilité !

25.06.2012, 13:59 Heures
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C'est scandaleux et irresponsable ! On sait dans un cours terme que le traitement est très efficace pour abrutir un enfant "à problème", encore faut-il définir ce qu'est un réel problème aujourd'hui; mais dans le temps avons nous assez de recule ? Prenez le % d'enfants traités et faites les se dépenser, faites leur faire du sport... là est la solution; un papa concerné et qui a dit NON !!! Répondre