Lundi 26 septembre 2016 | Dernière mise à jour 10:29

Santé Un médicament contre l'alcoolisme pour traiter le sida

Associé à d'autres substances, le disulfiram pourrait contribuer à l'élimination du sida chez les séropositifs traités.

Illustration: un scientifique du laboratoire spécialisé dans le sida à l'hôpital de Philadelphie (Etats-Unis).

Illustration: un scientifique du laboratoire spécialisé dans le sida à l'hôpital de Philadelphie (Etats-Unis). Image: AFP

Mots-clés

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

Un médicament utilisé pour traiter l'alcoolisme, associé à d'autres substances, pourrait contribuer à l'élimination du sida chez les séropositifs traités. Il réveille le virus dormant dans l'organisme infecté, permettant ainsi de le détruire ainsi que les cellules qui l'hébergent.

Le médicament, appelé disulfiram (noms de marque selon les pays: Antabuse, Esperal...), n'a pas d'effets secondaires, notent les auteurs dont l'étude paraît mardi dans la revue médicale en ligne The Lancet HIV.

Actuellement, un traitement antirétroviral (ART), un cocktail de médicaments standard souvent surnommé trithérapie, permet de garder le contrôle du virus (VIH) chez les patients séropositifs, mais sans les en débarrasser définitivement.

Le virus reste en effet tapi dans le corps de personnes traitées, sous forme latente (dormante). Ce réservoir, difficile à atteindre, est l'un des plus grands obstacles à l'élaboration d'un traitement permettant d'assurer une guérison certaine.

Stratégie prometteuse

«Réveiller» le virus dormant est une stratégie prometteuse pour débarrasser les patients du VIH. Mais «réveiller le virus est seulement la première étape pour l'éliminer», souligne Julian Elliot, directeur de la recherche clinique dans le service des maladies infectieuses à l'hôpital Alfred à Melbourne (Australie), premier auteur de l'étude.

«Maintenant, nous devons travailler sur la façon de se débarrasser des cellules infectées», ajoute-t-il.

D'autres médicaments ont également été testés pour s'attaquer au réservoir de VIH, mais sans grand succès, ou ils se sont avérés toxiques. Dans l'essai clinique conduit par Sharon Lewin, directrice de l'institut Doherty à Melbourne, 30 personnes sous traitements antirétroviraux ont reçu des doses croissantes de disulfiram sur une période de trois jours.

A la dose la plus élevée, une stimulation du VIH dormant, sans effets indésirables sur les patients, a été obtenue, selon les auteurs.

Avec plus de 34 millions de morts à ce jour, le sida continue d'être un problème majeur de santé publique, selon l'OMS. A la fin de 2014, on comptait environ 36,9 millions de personnes vivant avec le VIH. (ats/nxp)

(Créé: 17.11.2015, 01h45)

Publicité

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse commentaire@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

Jetons

Services
  • Pratique et économique, commandez vos jetons