ACCUEIL 1.7.2016 Mis à jour à 20h47

Un médicament contre l'alcoolisme pour traiter le sida

Santé

Associé à d'autres substances, le disulfiram pourrait contribuer à l'élimination du sida chez les séropositifs traités.

Mis à jour le 17.11.2015 6 Commentaires
Illustration: un scientifique du laboratoire spécialisé dans le sida à l'hôpital de Philadelphie (Etats-Unis).

Illustration: un scientifique du laboratoire spécialisé dans le sida à l'hôpital de Philadelphie (Etats-Unis).
Image: AFP

Articles en relation

Mots-clés

Signaler une erreur

Vous avez vu une erreur? Merci de nous en informer.

Partager & Commenter

Un médicament utilisé pour traiter l'alcoolisme, associé à d'autres substances, pourrait contribuer à l'élimination du sida chez les séropositifs traités. Il réveille le virus dormant dans l'organisme infecté, permettant ainsi de le détruire ainsi que les cellules qui l'hébergent.

Le médicament, appelé disulfiram (noms de marque selon les pays: Antabuse, Esperal...), n'a pas d'effets secondaires, notent les auteurs dont l'étude paraît mardi dans la revue médicale en ligne The Lancet HIV.

Actuellement, un traitement antirétroviral (ART), un cocktail de médicaments standard souvent surnommé trithérapie, permet de garder le contrôle du virus (VIH) chez les patients séropositifs, mais sans les en débarrasser définitivement.

Le virus reste en effet tapi dans le corps de personnes traitées, sous forme latente (dormante). Ce réservoir, difficile à atteindre, est l'un des plus grands obstacles à l'élaboration d'un traitement permettant d'assurer une guérison certaine.

Stratégie prometteuse

«Réveiller» le virus dormant est une stratégie prometteuse pour débarrasser les patients du VIH. Mais «réveiller le virus est seulement la première étape pour l'éliminer», souligne Julian Elliot, directeur de la recherche clinique dans le service des maladies infectieuses à l'hôpital Alfred à Melbourne (Australie), premier auteur de l'étude.

«Maintenant, nous devons travailler sur la façon de se débarrasser des cellules infectées», ajoute-t-il.

D'autres médicaments ont également été testés pour s'attaquer au réservoir de VIH, mais sans grand succès, ou ils se sont avérés toxiques. Dans l'essai clinique conduit par Sharon Lewin, directrice de l'institut Doherty à Melbourne, 30 personnes sous traitements antirétroviraux ont reçu des doses croissantes de disulfiram sur une période de trois jours.

A la dose la plus élevée, une stimulation du VIH dormant, sans effets indésirables sur les patients, a été obtenue, selon les auteurs.

Avec plus de 34 millions de morts à ce jour, le sida continue d'être un problème majeur de santé publique, selon l'OMS. A la fin de 2014, on comptait environ 36,9 millions de personnes vivant avec le VIH. (ats/nxp)

Créé: 17.11.2015, 01h45

6

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

Caractères restants:

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.
Publicité

6 Commentaires

Eric Beuret

18.11.2015, 07:08 Heures

Ça serait un immense espoir pour des millions de personnes concernées. Espérons qu'on est sur la bonne voie. Répondre


Celine Coire

18.11.2015, 08:01 Heures

Et s'il existait déjà un vaccin ? Vous imaginez l'argent que risquerait de perdre les industries pharmaceutiques ? Répondre