Des traitements contre le cancer repoussés
rupture de stock
—Mis à jour le 22.06.2012 9 Commentaires
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«Le report des traitements, en raison de la pénurie de médicaments, n’a pour l’heure heureusement pas engendré de décès», a déclaré à l’ats Jakob R. Passweg, président de la Ligue suisse contre le cancer et médecin-chef du service d’hématologie de l’hôpital universitaire de Bâle.
«Mais si une rechute intervient durant cet intervalle, le patient aura toujours le doute et pourrait estimer que le traitement est intervenu trop tardivement», ajoute le professeur Passweg. La pénurie touche une quinzaine de médicaments - en majorité des anticancéreux - dont les brevets sont échus.
Aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), le report de traitements est en général une exception. «Le problème avec cette pénurie de médicaments est surtout que nous ne pouvons plus prescrire le traitement le plus adéquat, selon le patient», explique Pierre-Yves Dietrich, professeur du centre d’oncologie.
Effets secondaires
Selon le type de médicaments, les effets secondaires ne sont pas les mêmes. «En oncologie palliative, on doit tenir compte le plus possible des problèmes du patient: coeur fragile, insuffisance rénale etc», ajoute le professeur Dietrich.
Actuellement, par exemple, le Caelyx, un médicament destiné aux patients atteints d’un sarcome de Kaposi associé au sida est en rupture de stock. Il était pourtant apprécié car il évitait notamment la chute de cheveux. Le médicament prescrit en remplacement n’empêche pas cet effet secondaire et en rajoute d’autres comme des pertes sensitives, précise le professeur aux HUG.
«De manière générale, cette pénurie oblige les pharmaciens et les médecins des hôpitaux à une gymnastique au quotidien. Le platine, qui était prescrit dans de nombreux traitements, est en rupture de stock depuis deux mois et a dû être acheté à l’étranger. Les HUG ne le prescrivent désormais plus que s’il est absolument indispensable», précise le professeur Dietrich.
Obligation d’annonce
Le président de la Ligue suisse contre le cancer explique cette situation par une pression sur les prix. Les nouveaux médicaments coûtent très cher (jusqu’à 8000 francs par mois) et le prix des génériques ne fait que baisser, au point que la production est mise en péril. La fixation d’un prix minimum serait certainement utile.
Pour Margrit Kessler, présidente de l’Organisation suisse des patients et conseillère nationale (Vert’libérale/SG), une «solution politique s’impose». Elle se demande si l’Etat ne devrait pas produire lui-même certains types de médicaments.
Pour rationnaliser les coûts de production des génériques, les entreprises pharmaceutiques ont concentré leur production en fermant certains sites et travaillent en flux tendus, sans réserves. De plus, la pénurie est amplifiée par le fait que la demande est croissante pour des médicaments anticancéreux de la part de pays comme l’Inde ou la Chine où le niveau de vie augmente.
Le professeur Passweg ne souhaite toutefois pas nommer un médicament particulier ou montrer du doigt un laboratoire pharmaceutique plutôt qu’un autre. Il voudrait par contre que les producteurs soient obligés à l’avenir d’annoncer une baisse de leur production pour garantir l’approvisionnement.
En avril, le CHUV avait notamment épuisé son stock de Cisplatine, un médicament fabriqué par Sandoz Pharmaceuticals. La filiale du groupe bâlois Novartis avait reconnu des ruptures d’approvisionnement liés à des travaux sur son site de production autrichien et avait assuré que ces mesures devraient permettre de satisfaire durablement la demande. (ats/Newsnet)
Créé: 22.06.2012, 06h33
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La rédaction
9 Commentaires
C'est vrai sans traitement c'est mieux... Qu'est-ce qu'il ne faut pas lire parfois Répondre
Beaucoup de patients hélas décèdent suite aux médicaments. Peut-être est-ce une chance cette rupture de stock afin de chercher des pistes alternatives, comme aux USA Dr. Mercola et NaturalNews, ou en Francehttp://www.santenatureinnovation.fr/ Répondre
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