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Les bactéries adorent nos postes de travail

Santé

Des chercheurs américains ont découvert plus de 500 types de bactéries sur les claviers et souris d'ordinateurs. Mais aussi, et surtout, sur les chaises de bureau.

Par Marc-Henri Jobin. Mis à jour le 24.07.2012
Ce n'est pas sur les claviers et les souris, mais sur les chaises de bureau que l'on trouve le plus de bactéries, selon une récente étude menées dans 90 bureaux choisis au hasard dans trois villes américaines.

Ce n'est pas sur les claviers et les souris, mais sur les chaises de bureau que l'on trouve le plus de bactéries, selon une récente étude menées dans 90 bureaux choisis au hasard dans trois villes américaines.
Image: Keystone

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Une récente étude de l'Université de San Diego le prouve: même quand les collègues sont en vacances, même assis à son poste la porte bien fermée, on n'est jamais seul au bureau. Des centaines de bactéries nous accompagnent dans nos oeuvres quotidiennes, qui apprécient tout particulièrement la douce chaleur de nos postes de travail.

Pour leur étude récemment publiée par la revue spécialisée PLOS One, les chercheurs californiens ont choisi au hasard 90 bureaux à New York, San Francisco et Tucson (Arizona). Soit, expliquent-t-ils, trois villes distantes et au climat différent.

A chaque fois, ils ont analysé les cinq mêmes surfaces: la souris de l'ordinateur, le clavier, le téléphone, la table de travail et la chaise de bureau. Résultat: plus de 500 bactéries colonisent ces objets. Et, surprise, les claviers et souris maculés de pellicules et de miettes ne sont pas les plus infestés.

Le climat propice de la chaise de bureau

Ce sont les téléphones et, surtout, les chaises de bureau que les bactéries préfèrent. Dans le rembourrage de nos chaises, nous autres humains leur procurons un milieu propice à leur développement. Celles-ci apprécient tout particulièrement la chaleur dégagée et l'humidité ambiante.

Autre point sensible: la densité de microbes ne dépend pas uniquement de l'objet analysé, mais aussi du sexe de l'utilisateur. Les résultats montrent un nombre de bactéries nettement plus important sur les postes de travail occupés par des hommes que sur ceux ceux occupés par des femmes.

Les chercheurs n'ont pas de réponses définitives pour expliquer cette différence. Ils mentionnent plusieurs autres études ayant démontré que les hommes sont plus négligés et se lavent moins fréquemment les mains et les dents. Mais leur masse corporelle plus importante est aussi de nature à influencer les résultats, précisent-ils.

L'humain, principal vecteur

A 90%, les bactéries recensées proviennent de quatre groupes: les protéobactéries, les firmicutes, les actinobactéries et les bacéroides. Dans leur grande majorité, elle sont véhiculées jusqu'au bureau par les utilisateurs eux-mêmes.

Les chaussures et les porte-documents sont en cause, mais aussi et surtout les personnes elles-mêmes. Chaque individu porte sur lui des milliards de microbes et autres germes. Ceux-ci se situent surtout dans l'intestin, mais aussi, quoique dans de plus faibles proportions, dans les cavités nasale et buccale, sur le cuir chevelu et au bout des doigts. En définitive, aucune parcelle du corps n'y échappe.

L'étude de l'Université de San Diego a été financée par Clorox, un fabricant de produits de nettoyage. Mais les chercheurs ne recommandent pas pour autant des mesures de désinfection particulières. Une hygiène normale et régulière suffit, comme par exemple de se laver régulièrement les mains. (Newsnet)

Créé: 24.07.2012, 14h06

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