Dimanche 25 septembre 2016 | Dernière mise à jour 08:48

Ecologie Comment sauver l’Arctique selon Greenpeace

Région hypersensible de la planète, l’Arctique est sujet à beaucoup de convoitises. Greenpeace lance sa parade. Une campagne de signatures sur le web vise ONU et gouvernements riverains. Et le monde répond.

Selon Greenpeace, l'Arctique est un des derniers endroits préservés de la planète, une réserve de biodiversité unique, et le lieu de vie menacé de centaine de milliers de personnes.

Selon Greenpeace, l'Arctique est un des derniers endroits préservés de la planète, une réserve de biodiversité unique, et le lieu de vie menacé de centaine de milliers de personnes. Image: Keystone

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

Des Etats-Unis, de Colombie, de Turquie, de Grèce, d’Egypte: depuis quelques jours, les signatures se multiplient sur le site voué à la campagne de Greenpeace «Save the Arctic».

Trente ans après l’Antarctique, l’organisation écologiste internationale est repartie en campagne la semaine dernière. Avec un joli lot de stars et pas mal de communication pour lancer l’opération.

Laissant ses bateaux à quai, elle est à la pêche aux signatures sur le web. Déjà plus de 170'000 dans ses filets, et un million pour objectif. Le but de Greenpeace est double.

Zone naturelle préservée

Sur l’ensemble de l’Arctique, l’organisation demande que les forages en mer et la pêche industrielle non-durable soient interdits. Elle réclame aussi que l’ONU déclare «zone naturelle préservée» les eaux internationales du Haut-Arctique.

Cette région qui entoure le pôle Nord serait consacrée à la science et la recherche. Aucune industrie ne pourrait plus venir faire planer le risque de pollution ou de marée noire sur ces régions hypersensibles et soumises à des fontes toujours plus sévères.

Pour cela, il faudrait passer par une résolution onusienne. Un premier pas. La réunion de septembre à New York pourrait en être l’occasion. D’où la récolte de signatures, censées exercer une pression sur les représentants à l’ONU. Mais aussi sur la Russie, le Canada, la Norvège, le Danemark et les Etats-Unis, rappelés à leurs responsabilités.

A la russe ou presque

Car ces eaux du Haut-Arctique attirent les convoitises. Pays riverains et compagnies pétrolières lorgnent sur des sous-sols qui renferment des gisements énormes de brut.

Hors des eaux internationales, certaines terres immergées restent disputées. On se souvient de ce sous-marin russe venu planter son drapeau sur la dorsale de Lomonossov en 2007.

Dans ce climat potentiellement instable, Greenpeace va jouer du symbole. Une fois les signatures récoltées, l’organisation envisage de les encapsuler pour les déposer à 4000 mètres au cœur de l’océan arctique. Comme illustration «de notre volonté commune et immuable de sauver l’Arctique», explique l’organisation. (nxp)

(Créé: 27.06.2012, 07h55)

Jetons

Services
  • Pratique et économique, commandez vos jetons

Publicité

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse commentaire@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

Jetons

Services
  • Pratique et économique, commandez vos jetons