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Les services secrets prédisent l'enfer pour 2030

Etats-Unis

Surpopulation, guerre de l'eau, manque de nourriture et épuisement des ressources de la planète, un rapport du National Intelligence Council dresse un constat qui fait froid dans le dos pour les années à venir.

Par Christine Talos. Mis à jour le 29.12.2012 80 Commentaires
Nous sommes de plus en plus nombreux sur la Terre ce qui provoque des conséquences alarmantes.

Nous sommes de plus en plus nombreux sur la Terre ce qui provoque des conséquences alarmantes.
Image: Keystone

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A quoi ressemblera la Terre en 2030? Combien serons-nous? Y aura-t-il assez à manger pour tout le monde? Où devrons-nous vivre? Autant de questions qui peuvent être des facteurs d'instabilité dans le monde et auxquelles le National Intelligence Council (NIC) américain vient de répondre dans le rapport Global Trends 2030 publié récemment.

Crucial

La question de la démographie est cruciale pour l'avenir de la planète. Et la Terre devrait accueillir 8,3 milliards d'habitants en 2030, rappelle l'étude rapportée par Le Monde, contre 7,1 aujourd'hui. Mais surtout contre 2,5 milliards en 1950.

Autant de chiffres qui ont des conséquences pour l'état de santé de la Terre. Des conséquences d'abord alimentaires. Car la demande en nourriture devrait augmenter de 35% d'ici 2030. Or, les rendements agricoles, même s'ils continuent de s'améliorer, n'arriveront pas à répondre à la demande et nous vivons déjà sur les réserves selon le rapport du NIC, le bras analytique et prospectif des services de renseignement américains.

On consomme plus que l'on produit

«Au cours de sept des huit dernières années, le monde a consommé plus de nourriture qu'il n'en a produit. Une grande étude internationale estime qu'en 2030, les besoins annuels en eau atteindront 6900 milliards de mètres cubes, soit 40% de plus que les ressources durables actuelles», note l'étude. Pire encore: le rapport souligne que presque la moitié de la population mondiale vivra dans des régions touchées par la sécheresse, provoquant ainsi de gros risques de guerre pour l'eau. Mad Max n'est décidément pas loin...

En outre, les pays émergents sont en train de changer leur régime alimentaire et consomment de plus en plus de viande. Or, la production de viande exige beaucoup d'eau et de céréales également avides de liquides.

Le rapport souligne aussi que 60% de la population mondiale vivra en ville en 2030. Là aussi, les conséquences seront graves pour l'environnement. Car l'urbanisation croissante «a conduit à des réductions drastiques des forêts, des changements négatifs dans le contenu nutritif et la composition microbienne des sols, des altérations dans la diversité des plantes et animaux supérieurs ainsi que des changements dans la disponibilité et la qualité de l'eau douce».

Bref: l'avenir ne s'annonce pas franchement rose en terme de sécurité alimentaire. Reste à savoir comment les Américains, qui ont refusé de s'engager récemment sur la limitation des gaz à effet de serre lors des négociations de Doha, vont empoigner le problème décrit minutieusement cette fois pour leurs propres services de sécurité.

(nxp)

Créé: 24.12.2012, 14h26

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80 Commentaires

Gabriel Klein

24.12.2012, 15:15 Heures

Il y a un choix a faire entre qualité et quantité. Est-ce que l'on veut beaucoup d'enfant avec une qualité de vie qui sera médiocre ou peu d'enfants qui auront la qualité de vie que l'on a?Je sais que les gens ne vont pas aimer ce commentaire! Mais si on aime nos enfants, c'est aussi accepter d'en avoir un nombre limité, et cette politique doit se faire au niveau mondial. Répondre


Marco Matteucci

24.12.2012, 15:02 Heures

Le comble est que en Italie par exemple plus personnes ne veux cultiver la terre car il n arrivent plus a vendre leurs récoltes de légumes ou si ils y arrivent c est un cauchemar pour ce faire payer au prix juste. Et il y en a de la surfaces cultivable laisser a l abandon. Et cela dans toutes l Europe. Au moment venu ce sera le retour a la production et les prix seront hauts.Retour au source. Répondre



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