Mercredi 7 décembre 2016 | Dernière mise à jour 15:17

Environnement L'air pollué d'Asie débarque dans le ciel américain

La moitié des particules d'aérosols d'Amérique du Nord viennent de l'étranger, révèle une étude parue dans Science qui souligne l'importance de trouver une solution globale au réchauffement climatique.

Vue de Pékin en mars 2012. Le smog de la capitale chinoise est très présent.

Vue de Pékin en mars 2012. Le smog de la capitale chinoise est très présent. Image: Keystone

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

Le ciel américain est pollué par des poussières en suspension et des particules d’aérosols qui traversent l’océan Pacifique depuis l’Asie. Ces particules accentuent peut- être les effets du réchauffement climatique, révèle une étude publiée jeudi.

Environ la moitié des particules d’aérosols en Amérique du Nord proviennent de l’étranger. La plupart sont d’origine naturelle et non dues à la consommation de charbon ou d’autres énergies fossiles, précise l’étude parue dans la revue Science.

En raison du réchauffement climatique, dont la conséquence est un climat de plus en plus sec, des sécheresses plus fréquentes et d’une désertification qui s’étend, les émissions de poussières en suspension devraient s’accroître, rendant insuffisants les efforts des seuls Etats-Unis pour réduire la pollution aérienne.

Les nations doivent ainsi toutes ensemble prendre des mesures pour lutter contre ce phénomène et limiter les émissions nocives dans l’atmosphère, affirme l’étude.

Les particules d’aérosols importées d’Asie pourraient se révéler nocives pour l’environnement en absorbant des radiations solaires, affecter la formation de nuages et donc la pluviométrie et l’enneigement, et accélérer la fonte des neiges dans les montagnes de l’Ouest américain, selon cette étude.

Données satellitaires

Ces travaux s’appuient sur des données d’un satellite américano- français baptisé CALIPSO et qui permet de distinguer les particules issues de poussières naturelles et celles dues à des polluants.

Ils ont été réalisés par des chercheurs de l’université du Maryland (est), de la Nasa et de l’Association américaine des centres de recherche universitaires sur l’espace.

«Les émissions de poussières peuvent évoluer en fonction des changements climatiques, de variations des vents, des précipitations et de la végétation. Il est donc essentiel de mieux comprendre les interactions entre ces poussières et le climat», insistent les auteurs.

Ces derniers ont souligné le fait que leurs travaux ont porté sur les poussières «importées» de l’étranger aux Etats-Unis et au Canada, mais que de la même manière, les particules d’aérosols émises en Amérique du Nord doivent affecter d’autres régions du monde. (afp/nxp)

(Créé: 03.08.2012, 06h56)
S'INSCRIRE À LA NEWSLETTER
Recevez l'actualité quotidienne du "Matin", ainsi que ses offres exclusives.
Choisissez vos newsletters

Publicité

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse commentaire@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.