Vendredi 9 décembre 2016 | Dernière mise à jour 16:07

Etats-Unis L'élévation du niveau de la mer menace la côte atlantique

Le niveau de la mer sur une bande côtière de la façade atlantique des Etats-Unis incluant des villes comme New York et Boston, augmente jusqu'à quatre fois plus rapidement que la moyenne mondiale.

New York sous les eaux, une scène du film «Le jour d'après». Une fiction qui deviendra réalité?

New York sous les eaux, une scène du film «Le jour d'après». Une fiction qui deviendra réalité? Image: Le jour d'après (Roland Emmerich)

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Ce phénomène est décrit dans une étude publiée dimanche dans la revue Nature Climate Change.

Ces conclusions paraissent alors que des experts du Conseil national de la recherche américain ont estimé vendredi que l'élévation du niveau de la mer due au réchauffement climatique pourrait se révéler deux à trois fois plus importante que prévu au cours de ce siècle.

30 centimètres de plus

Depuis 1990, le long de la bande de mille kilomètres de long de la façade atlantique des Etats-Unis examinée dans Nature Climate Change, le niveau de la mer a augmenté de 2 à 3,7 millimètres par an. Au niveau mondial, la hausse se situe entre 0,6 et 1 mm, précise l'étude basée sur des relevés de marées.

Si le réchauffement se poursuit, le niveau de la mer sur cette partie de la côte atlantique pourrait augmenter d'ici 2100 de 30 cm de plus que la hausse de 1 m en moyenne au niveau mondial avancée par les projections des scientifiques. La particularité de cette bande côtière viendrait du modèle climatique à la base des projections, explique l'océanographe Kara Doran de l'USGS.

«Lorsque l'eau fraîche provenant de la fonte de la couche glacière du Groenland pénètre dans l'océan Atlantique, cela perturbe la circulation des courants qui sont ralentis», précise-t-elle. Ce ralentissement du Gulf Stream entraîne une élévation du niveau de la mer le long de la côte, avec un phénomène particulièrement prononcé là où le courant repart vers le large, ajoute-t-elle.

Inondations plus fréquentes

«Des hausses extrêmement importantes du niveau de la mer qui arrivent peut-être une à deux fois par an l'hiver ou pendant des tempêtes tropicales, risquent de se produire plus souvent», selon Kara Doran, avec pour conséquences une érosion accrue des plages et davantage d'inondations.

En 2007, le groupe des experts de l'Onu sur le climat (Giec) avait tablé sur une hausse jusqu'à 59 cm d'ici 2100 du niveau des océans. Une menace déjà importante pour de nombreux petits Etats insulaires. Depuis, des études ont revu ce chiffre à la hausse, jusqu'à 1 mètre, en raison d'un rôle jugé plus important de la fonte des glaces de l'Arctique.

Dans une autre étude publiée dans Nature Climate Change, des chercheurs européens regardent au-delà de 2100: selon leurs calculs, une hausse des températures de 2ðC provoquerait une hausse de 2,7 m en 2300 par rapport au niveau actuel. Limiter le réchauffement à 1,5 degré C contiendrait cette hausse du niveau des océans à 1,5 m.

Maîtriser les émissions

L'objectif actuel de la communauté internationale est de limiter le réchauffement à moins de 2 degrés par rapport à l'époque pré- industrielle, sachant que la température globale a déjà augmenté de près de 1 degré.

«Etant donné le temps que cela prend pour que les glaces et les masses d'eau réagissent au réchauffement, nos émissions actuelles vont être déterminantes pour les niveaux des mers dans les siècles à venir», souligne Michiel Schaeffer, auteur de l'étude et chercheur à l'Université de Wageningen aux Pays-Bas. (ats/afp/nxp)

(Créé: 25.06.2012, 06h42)

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