Jeudi 1 septembre 2016 | Dernière mise à jour 07:30

Environnement La face cachée du plastique

Une exposition zurichoise met en lumière les ravages provoqués dans les océans par les emballages. Effrayant.

Une montagne de plastique envahit le musée. C’est la même quantité de déchets qui finit toutes les 15 secondes dans la mer.

Une montagne de plastique envahit le musée. C’est la même quantité de déchets qui finit toutes les 15 secondes dans la mer. Image: ZHdK

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«Le plastique c’est fantastique», chantait un groupe français. Tellement fantastique qu’on en trouve partout. Emballage, jouets d’enfant, bouteille en PET, ce matériau fait partie de notre quotidien. Mais en polluant les mers, il est aussi un des pires cauchemars de l’humanité. Et c’est cette face sombre du plastique que le Musée du design de Zurich a voulu montrer.

6,4 millions de tonnes par an

Un énorme tas de déchets en plastique envahissant et se répandant dans un musée, les visiteurs ont droit à une scène choc lors de la visite de «Endstation Meer?» (Station finale, la mer?). «Et ce n’est qu’une infime partie de ce qui se déverse dans la mer chaque année», rappelle Angeli Sachs, curatrice du Museum für Gestaltung Zürich. Car les chiffres sont effrayants. Chaque année, ce sont plus de 6,4 millions de tonnes de plastique qui finissent dans les océans. Et qui donnent carrément naissance à d’immenses plaques de déchets appelés parfois «7e continent». Le plus grand se trouve dans le Pacifique (voir encadré). Une partie du plastique récolté l’a d’ailleurs été sur une plage d’Hawaii. Le reste a été récupéré au bord de la mer du Nord et de la Baltique.

Ça finit dans l’estomac humain

Derrière la démarche artistique visuellement impressionnante, tout un tas d’informations viennent encadrer l’exposition. «C’est aussi un projet de défense de l’environnement, souligne Angeli Sachs. Cela montre les effets pervers de la société de consommation où tout est emballé pour être vite consommé, avec des effets terribles pour la planète entière.» Car c’est aussi quelque chose qu’enseigne l’expo, le plastique ne disparaît pas. Il se décompose en morceaux de plus en plus petit et finit dans l’estomac des oiseaux et des poissons.

Et donc dans le nôtre. «L’être humain oublie souvent qu’il est tout au bout de la chaîne, tempête Isabelle Chevalley Comment, avec son intelligence et sa technologie, ne se rend-il pas compte de cela?» La conseillère nationale (VD/Vert’libéraux) rentre d’un voyage aux îles Comores. «Là-bas aussi, ils sont envahis de déchets de plastique, témoigne l’élue. Il n’y a pas une plage déserte dans le monde qui soit épargnée par ce fléau. C’est effrayant.» Et la parlementaire de rappeler que des prélèvements ont montré qu’il y avait beaucoup plus de minuscules bouts de plastique que de petits organismes vivants dans de nombreuses mers de la planète.

La prise de conscience est bel et bien là. Le succès de l’expo zurichoise, qui va ensuite partir à l’étranger, est là pour en attester, Malheureusement, les choses ne bougent pas. «La communauté internationale doit se réveiller, lance Isabelle Chevalley. Nous sommes tous responsables de ce qui arrive ici-bas.» Pour la conseillère nationale, deux actions s’imposent: «Envoyer des équipes nettoyer ces amas de déchets et interdire les sacs en plastique.» (Le Matin)

(Créé: 01.08.2012, 23h06)

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