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Les leaders mondiaux entament un sommet vert

Rio+20

Le sommet de l'ONU s'est ouvert mercredi à Rio de Janeiro par des appels urgents à passer à l'action afin de mettre la planète sur une voie plus écologique et sociale.

Mis à jour le 21.06.2012 2 Commentaires
Des Indiens d'Amazonie protestent à Rio.

Des Indiens d'Amazonie protestent à Rio.
Image: AFP

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Un total de 86 chefs d'Etat ou de gouvernement se sont donné rendez-vous à Rio pour un sommet de trois jours.

Le sommet Rio+20 est néanmoins marqué par l'absence très remarquée du président américain Barack Obama, de la chancelière allemande Angela Merkel, du Premier ministre britannique David Cameron et du président russe Vladimir Poutine. La présidente de la Confédération Eveline Widmer-Schlumpf est également absente.

La Suisse sera représentée par la ministre de l'environnement Doris Leuthard.

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon a appelé les 191 Etats membres de l'organisation présents à Rio à passer à l'action. Il a notamment reconnu que «les progrès avaient été trop lents» depuis le Sommet de la Terre de Rio, il y a vingt ans. Cette réunion avait, pour la première fois, imposé la thématique de l'environnement au niveau mondial.

«Nous sommes maintenant à portée d'un accord historique (...). Le monde regarde pour voir si les mots vont se traduire par des actions», a ajouté le secrétaire général.

«Rio+20 n'est pas une fin, mais un début. Il est temps de penser d'une manière globale et à long terme, en commençant maintenant à Rio, parce que le temps n'est pas de notre côté», a encore averti Ban Ki-Moon.

Première action aux Maldives

Première action concrète, le président des îles Maldives Mohamed Waheed a annoncé que d'ici cinq ans les Maldives deviendront «une réserve marine», une première pour un pays, et «la plus grande du monde».

Les Maldives sont un archipel de plus de 1000 îles dans l'Océan indien menacé par la montée des eaux. Une telle mesure reviendra à interdire la pêche industrielle dans ses eaux riches en requins, tortues et toutes sortes de poissons.

Les dirigeants mondiaux doivent encore ratifier vendredi une déclaration qui adopte le concept d'»économie verte», renforcer la gouvernance mondiale de l'environnement et lancer le principe d'»objectifs du développement durable». Ces derniers s'inscrivent dans la lignée des Objectifs du Millénaire de l'ONU qui expirent en 2015.

«Je ne doute pas que nous serons à la hauteur des défis que la situation mondiale réclame», a de son côté affirmé la présidente du Brésil Dilma Rousseff qui a pris les rênes du sommet.

Un accord sur ce texte d'une cinquantaine de pages a été adopté à l'arraché mardi après des mois de négociations et des journées de discussions à Rio. Un texte qui manque d'ambition selon les Européens et les ONG.

Impatience de la société civile

Se faisant l'écho de l'impatience de la société civile, Brittany Triffold, une étudiante néo-zélandaise âgée de 17 ans, a interpellé avec force les chefs d'Etat ou de gouvernement du haut de la tribune.

«J'espère que ce sommet prendra des engagements plus ambitieux que ceux qui ont été négociés», a-t-elle martelé. «Nous, la prochaine génération (...), nous demandons des actions pour avoir un avenir. Nous avons confiance dans le fait que vous allez, au cours des prochaines 72 heures, mettre nos intérêts avant tous les autres et que vous prendrez les bonnes décisions».

«Etes-vous ici pour sauver la face ou pour nous sauver?», a-t- elle conclu, chaleureusement applaudie. Comme la jeune Tiffany, de grandes ONG ont vigoureusement critiqué le projet de texte. Greenpeace a parlé d'»échec épique» et WWF de «déception significative».

Une grande manifestation de quelque 50'000 personnes devait par ailleurs avoir lieu mercredi après-midi. Elle était organisée par plusieurs organisations de la société civile, très déçus du sommet pour l'instant. (ats/afp/Newsnet)

Créé: 20.06.2012, 22h22

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2 Commentaires

Sarah Goldstein

20.06.2012, 22:41 Heures
Signaler un abus 3 Recommandation 0

Mais non. Tout tenter pour imposer une dictature par l’énergie visant à transformer le monde en goulag de travaux forcés écologiques. Remarquez comme le discours a changé. Exit la priorité au CO2. La fraude scientifique a été démasquée. La tactique a changé. Fini le réchauffement global. Maintenant c'est uniquement un nouvel ordre économique mondial que l'ONU cherche à instaurer. Tout simplement. Répondre


Ragavondra Jothidam

21.06.2012, 04:28 Heures
Signaler un abus 1 Recommandation 0

Résumé de Rio: -Vous avez remarqué, il n'y a plus d'ours polaires bronzant sur l'Himalaya transformée en oasis. Dr. [EPFL] Al Gore et sa science verte ne sont plus de la partie. Restent les coûts des nouveaux accords prévus chiffrés par la banque mondiale, par personne et par an: -Suisse 500.64$, France 296.59$, Allemagne 301.49, USA 331.38$. Norvège 611.45$. Toute autre explication est superflue. Répondre