Mercredi 7 décembre 2016 | Dernière mise à jour 15:17

Montagne Un œuf de bois et de métal sur le Mont-Blanc

Le nouveau refuge du Goûter, conçu par l’architecte genevois Hervé Dessimoz, ouvre dans un mois à 3800 mètres d’altitude. Une réussite à la fois écologique et esthétique.

Interview de l'architecte genevois Hervé Dessimoz

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

Spectaculaire œuf de bois et d’acier construit à 3835 mètres d’altitude sur le Mont-Blanc, le refuge du Goûter ouvrira ses portes le 30 août. La cérémonie officielle se tiendra elle les 7 et 8 septembre, rapporte le site du Corriere della Sera. L’ancien refuge, construit dans les années 60, doit être démonté d’ici à 2013.

Chaque année 20'000 personnes se lancent à l’assaut du sommet et il ne sera pas évident de trouver une place dans le nouveau refuge, les lits étant limités à 100 en 2012 et 120 dès 2013. De plus, outre les alpinistes, le Goûter devrait attirer des visiteurs simplement intéressés par la beauté de la structure qui plonge sur 1500 mètres de vide.

Le refuge le plus haut d’Europe reste la cabane Margherita sur le Mont Rose, à 4554 mètres, mais le nouveau Goûter accumule d’autres records: l’interne est en bois amené de Saint-Gervais pour limiter l’impact sur le climat, l’externe en panneaux inox conçus pour résister à des vents de 260 km/h et aux fortes variations thermiques.

Autonomie énergétique

L’énergie solaire se chargera de chauffer l’eau, tirée de la fonte de la neige recueillie dans un bassin spécial. «Le défi était de construire un édifice offrant sécurité et confort dans des conditions extrêmes», explique l’architecte genevois Hervé Dessimoz.

L’œuf de bois et de métal sera complètement autonome en ce qui concerne l’électricité, le chauffage et l’eau. Seules les bombonnes de gaz pour la cuisson des aliments devront continuer à être transportées de la vallée.

Le nouveau refuge du Goûter, qui a coûté 6,5 millions d’euros (7,8 millions de francs), a été financé par la France, l’Union européenne, la région Rhône-Alpes et la commune de Saint-Gervais.

Thomas Büchi, directeur des travaux, insiste sur la valeur d’exemple d’un édifice écologique bâti à 4000 mètres: «Si nous avons réussi, en utilisant du bois local, à réaliser une structure énergétiquement autonome au sommet des Alpes, il n’existe plus aucune excuse pour ne pas pouvoir faire de même en plaine.» (nxp)

(Créé: 30.07.2012, 11h05)
S'INSCRIRE À LA NEWSLETTER
Recevez l'actualité quotidienne du "Matin", ainsi que ses offres exclusives.
Choisissez vos newsletters

Publicité

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse commentaire@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.