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L'EPFZ sur les traces des bases moléculaires de la mémoire

Neurosciences

Il est connu que certains gènes doivent être activés ou désactivés pour que le cerveau puisse stocker de nouvelles informations. Des chercheurs zurichois ont identifié la clé moléculaire le permettant.

Mis à jour le 07.08.2012
Des chercheurs zurichois ont identifié la clé moléculaire de la mémoire.

Des chercheurs zurichois ont identifié la clé moléculaire de la mémoire.
Image: ARCHIVES/AFP

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Les processus chimiques intervenant lors de la mémorisation restent un mystère.

Un souvenir n'est stocké que si de minimes modifications moléculaires se produisent dans le génome et au niveau des histones, ces protéines autour desquelles l'ADN est enroulé.

Ces modifications des queues d'histones notamment jouent le rôle de «marqueurs épigénétiques», intervenant dans l'activation des gènes responsables de la mémorisation, ont constaté des scientifiques de l'Université et de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich.

Hippocampe

En manipulant ces marqueurs, les chercheurs sont parvenus à activer et désactiver de manière ciblée la mémoire de souris, comme ils l'écrivent dans la revue Nature Communications. «Nous avons montré que ces marqueurs sont la base moléculaire de la formation de la mémoire», a indiqué mardi Isabelle Mansuy, responsable de l'étude.

Ainsi, les souris aux marqueurs activés ont montré de meilleures performances que celles dont les marqueurs avaient été désactivés. En outre, les scientifiques ont pu voir où et quand les informations sont stockées dans le cerveau.

Ils ont d'abord trouvé les marqueurs dans l'hippocampe, le siège de la mémoire de courte durée. Après un jour, ils étaient repérables dans le cortex, où sont stockées les informations de longue durée. «Le déroulement temporel de la formation de ces marqueurs récapitule la dynamique de la formation de la mémoire», résument les chercheurs.

Selon Isabelle Mansuy, des débouchés thérapeutiques de ces travaux sont tout à fait envisageables. Dans les cas de stress post-traumatique par exemple, la formation d'associations négatives pourrait être tuée dans l'oeuf avec des substances similaires à celles utilisées sur les souris. (ats/Newsnet)

Créé: 07.08.2012, 17h16

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