Mercredi 24 août 2016 | Dernière mise à jour 18:08

Primés Traiter les addictions grâce aux stimulations cérébrales

Deux équipes des HUG et de l’UNIGE ont reçu le Prix Pfizer de la Recherche 2016 pour leurs projets dans le domaine des neurosciences.

Le projet de la première équipe offre des pistes prometteuses pour mieux caractériser et prédire les phénomènes de réparation du cerveau après un AVC. Le deuxième groupe étudie, quant à lui, le traitement de l’addiction par la stimulation cérébrale profonde.

Le projet de la première équipe offre des pistes prometteuses pour mieux caractériser et prédire les phénomènes de réparation du cerveau après un AVC. Le deuxième groupe étudie, quant à lui, le traitement de l’addiction par la stimulation cérébrale profonde. Image: fotolia

Prix Pfizer de la Recherche

Prix Pfizer de la Recherche

Depuis 1992, la Fondation du Prix Pfizer de la Recherche soutient la recherche médicale en Suisse. Elle récompense de jeunes scientifiques actifs dans cinq domaines: système cardiovasculaire, urologie et néphrologie; infectiologie, rhumatologie et immunologie; neurosciences et maladies du système nerveux; oncologie; pédiatrie (en collaboration avec la Fondation Wyeth pour la santé de
l’enfant et de l’adolescent). À ce jour, 171 travaux et 283 chercheurs ont été primés au total.

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Deux équipes genevoises des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) et de l’Université de Genève (UNIGE) ont reçu le Prix Pfizer de la Recherche 2016 dans le domaine des neurosciences et des maladies du système nerveux.

Réparer le cerveau après une attaque

Dans le premier projet, les chercheurs montrent que, chez des patients atteints d’un accident vasculaire cérébral, la connectivité de régions cérébrales spécifiques avec le reste du cerveau, dans les deux à trois semaines qui suivent l’AVC, permet de prédire la récupération de la motricité et/ou du langage à trois mois, et ceci indépendamment de la sévérité de l’atteinte initiale.

Cette découverte pourrait aboutir à de nouveaux traitements pour les patients victimes d’un AVC. En effet, prévoir la réorganisation cérébrale est crucial pour optimiser les thérapies et la réintégration sociale d’un patient touché par un AVC. La précision des résultats de cette étude, tant concernant les régions impliquées que la fréquence des interactions, ouvre une voie prometteuse pour définir les interventions – thérapies, stimulations etc. – les plus à même de promouvoir la plasticité cérébrale et la récupération.

Pierre Nicolo, la Dre Sviatlana Rizk et leur directeur de thèse, Adrian Guggisberg, professeur au Département des neurosciences cliniques de la Faculté de médecine de l’UNIGE et médecin adjoint agrégé au service de neurorééducation des HUG, ont dirigé ce projet.

Traiter les addictions

La deuxième équipe genevoise à être primée par le Prix Pfizer s’intéresse à l’addiction et à la stimulation cérébrale profonde. Cette technique consiste à implanter des électrodes dans le cerveau du patient et à lui délivrer des décharges électriques par l’intermédiaire d’un stimulateur. Ce traitement est surtout utilisé pour la maladie de Parkinson, et parfois en cas de dépression ou de dépendance.

Les symptômes s’améliorent mais, lorsque la stimulation s’arrête, ces derniers reprennent: il faut donc stimuler les patients en continu pendant des années. La Dre Meaghan Creed et le Dr Vincent Pascoli, au Département des neurosciences fondamentales de la Faculté de médecine de l’UNIGE, ont mis au point un nouveau protocole de stimulation cérébrale profonde chez des souris cocaïnomanes.

Le développement de l’addiction s’accompagne de changements durables de la transmission entre les neurones qui communiquent entre eux au niveau des synapses. Cette plasticité des synapses induite par la consommation de drogue provoque les symptômes tels que l’envie irrépressible de consommer de la drogue et les phénomènes fréquents de rechute après sevrage.

Dans ce nouveau protocole, la stimulation vise à normaliser la transmission au niveau des synapses. Un traitement unique d’une dizaine de minutes est suffisant pour prévenir les comportements caractéristiques de l’addiction chez la souris. Ce protocole pourrait être appliqué à des patients toxicomanes. Ces résultats ont fait l’objet d’une publication intitulée «Refining deep brain stimulation to emulate optogenetic treatment of synaptic pathology» dans la revue Science. (Le Matin)

(Créé: 28.01.2016, 16h24)

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