Dimanche 28 août 2016 | Dernière mise à jour 13:49

Turquie Une mosquée accueille les chats pendant l'hiver

L'imam du centre Aziz Mahmud Hüdayi, à Istanbul, ouvre ses portes aux matous du quartier pour les protéger du froid.

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Des photographies de Mustafa Efe, imam de la mosquée d'Aziz Mahmud Hüdayi, dans le quartier historique d'Üsküdar, ont été largement partagées par les visiteurs ces derniers jours sur les réseaux sociaux.

L'homme de religion n'est en effet pas seulement apprécié pour sa bonne humeur et son intelligence, mais également pour son amour des chats. Et dans un quartier où les très nombreux chats font partie du quotidien des habitants, l'imam a choisi d'ouvrir les portes de sa mosquée aux chats pour les protéger du froid hivernal, rapporte le média local Daily Sabah.

Sur sa page Facebook, il posté cette vidéo d'une chatte qui entre dans le bâtiment en portant ses petits dans sa gueule, avant de monter s'installer tranquillement sur le «minbar», l'estrade qui sert à faire le sermon. Il décrit l'animal comme son «visiteur du vendredi».

Seigneurs des rues d'Istanbul

Les chats sont chez eux à Istanbul. Ils sont approvisionnés en eau et en vivres par nombre de mains inconnues qui déposent leurs offrandes sur les trottoirs et dans les recoins.

Sevgin Akis Roney, professeur d'économie à l'Université du Bosphore, explique que la réputation d'accueil des chats de l'établissement est si bien établie que les gens y amènent les animaux dont ils ne veulent pas, sachant qu'ils y seront bien traités. Dans cette université perchée sur une colline surplombant le Bosphore, matous et minets rôdent en toute tranquillité dans les classes. «Nous devrions apprendre à vivre avec ces animaux», note le professeur, qui ne se déplace pas sans ses croquettes pour chat affamé.

Dans la deuxième moitié du XXe siècle, Istanbul connut une explosion démographique, des millions de personnes affluant des campagnes, pour s'entasser dans des habitations illégales et bon marché qui poussaient comme des champignons, les «gecekondu».

La croissance exponentielle et chaotique de la ville rendit Istanbul moins accueillante aux chats errants, mais des poches de tranquillité demeurent, où se perpétue la tradition de prendre soin des chats, une option qui a la faveur des Turcs, car elle permet d'éviter les inconvénients d'un animal à demeure.

Les chats et l'islam

Les chats, eux, tirent profit de leur association avec l'islam en Turquie. Comme le dit un diction populaire: «Si vous avez tué un chat, il vous faut construire une mosquée pour être pardonné par Dieu».

Le folklore de l'Islam raconte l'histoire de ce chat qui attaqua un serpent venimeux en train de s'approcher du prophète Mahomet. Dans un autre épisode, le Prophète trouvait son chat endormi sur sa veste. Plutôt que de déranger le chat, il découpa la portion de la veste sur laquelle il dormait pour l'enfiler sans le réveiller...

«Les chats sont des anarchistes fainéants», s'amuse Ozgur Kantemir, qui a huit chats et vit à Ankara, la capitale du pays. «C'est peut-être l'une des raisons pour lesquelles ils s'adaptent si bien à nous dans les grandes villes.»

(Le Matin)

(Créé: 20.01.2016, 15h19)


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