Vendredi 30 septembre 2016 | Dernière mise à jour 08:12

Société La bise fait le tour du monde

Chez nous, s’embrasser est une pratique ordinaire. Mais les différences culturelles entre les continents la rendent parfois embarrassante, voire déplacée. Petit tour d’horizon.

Valérie Trierweiler et Michelle Obama se claquant la bise le 20 mai 2012 à Chicago.

Valérie Trierweiler et Michelle Obama se claquant la bise le 20 mai 2012 à Chicago. Image: AFP

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Quand elle ne tweete pas, Valérie Trierweiler apprend à faire la bise à Michelle Obama. Qu’on se souvienne de leur rencontre à Chicago, le 20 mai dernier, où l’on a vu la First Lady embrasser la First Girlfriend tout en maintenant une distance certaine et dans une posture légèrement empruntée – qui n’était pas sans rappeler Thierry Lhermitte dans son slow endiablé avec Christian Clavier dans «Le Père Noël est une ordure». Alors, gênée, madame Obama? Et comment expliquer qu’une des femmes les plus exposées médiatiquement au monde soit si farouche à l’idée d’un simple bec? La réponse est simple: aux Etats-Unis, on se fait des «hugs» (on enlace puis on tape dans le dos), mais on ne se fait pas de bise. En tout cas, jusqu’ici. «Elle gagne doucement le territoire américain», remarque la journaliste française basée aux Etats-Unis Hélène Crié-Wiesner. Qui ajoute: «Notamment dans les milieux artistiques comme le cinéma et les médias, où l’on s’inspire des habitudes françaises et italiennes, «so French, so dolce vita, so chic».

Combien de bisous?

Adopté par les branchés, le bisou est encore loin d’être entré dans les mœurs, au pays de l’Oncle Sam. En Europe, on le pratique régulièrement. Généralement en famille, entre amis ou dans le milieu professionnel, toujours en tenant compte du statut de la personne. Par exemple, on s’imagine difficilement embrasser son chef tous les matins. Codifiée et banalisée dans nos contrées, la bise provoque encore quelques malaises entre certains pays. C’est que le nombre de becs varie d’une région à l’autre. Qui n’a jamais ressenti un moment de solitude (dans une moindre mesure, entendons-nous bien) dans l’élan d’un troisième baiser à un Français perplexe? Le rouge monte aux joues et on bredouille une vague explication: «Ah oui, chez nous, c’est trois!» Pour en finir une fois pour toutes avec ces instants de flottement, gardons en tête qu’en Suisse, nous en faisons trois, quatre en France, mais deux à Paris.

Là où l’affaire se corse, c’est dans les pays où le mimi ne se fait pas du tout. Prenez l’Allemagne: gare à l’esprit désinvolte qui, pris d’un élan affectif, se met en tête de coller trois gros poutous à son ami teuton. Dans ces cas-là, il y a de grands risques de se heurter à une réaction glaciale, suivie d’un regard perplexe.

Entre mecs

Tellement ordinaire chez nous, la bise évolue socialement dans nos contrées. Connotée exclusivement féminine il y a encore une dizaine d’années, elle se fait de plus en plus couramment entre hommes. La plupart du temps, cela reste confiné au cercle familial. Cela dit, les garçons adolescents la pratiquent maintenant avec moins de gêne qu’auparavant. Et, désormais, elle est même considérée comme un signe de ralliement cool entre mecs.

(Le Matin)

(Créé: 26.07.2012, 23h00)


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