«Méditation et respiration» à bord de Solar Impulse
Vol test
—Par Marc-Henri Jobin. Mis à jour le 20.02.2012 7 Commentaires
André Borschberg est né à Zürich. Cet ingénieur diplômé de l’EPFL est aussi licencié en science du management du MIT, explique Solar Impulse sur son site Internet.
Formé au sein des Forces aériennes suisses, André Borschberg est à la fois pilote professionnel et le CEO de Solar Impulse. Il s'est associé à Bertrand Piccard depuis l’annonce du projet. Il est marié et père de trois enfants. (Image: Solar Impulse)
L'avion expérimental Solar Impulse en démonstration le 26 juin 2011 dans le ciel de Paris à l'occasion du 49e Salon aéronautique international du Bourget. (Image: Keystone )
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L'an dernier, André Borschberg avait déjà passé 26 heures d'affilée aux commandes de l'avion solaire qu'il développe avec Bertrand Piccard. Ce mardi, il va doubler la mise en passant trois jours dans le simulateur de vol de Solar Impulse.
A quelques heures de ce défi, l'intéressé se sent comme un varappeur prêt à partir à l'assaut du dernier sommet. «Nous ne sommes plus en train de préparer le pas suivant, mais travaillons désormais à ce qui sera le point culminant de notre aventure: le tour du monde en 2014», explique le pilote de l'avion solaire dans une interview à Newsnet/tagesanzeiger.ch.
Impossible de se lever ou de dormir
Pour l'occasion, André Borschberg testera aussi ce qui doit être la version définitive du cockpit de Solar Impulse. Par rapport au prototype, qui n'offrait qu'un confort spartiate et peu de liberté de mouvement, ce deuxième habitacle offre un peu plus d'espace.
«Un confort minimum est nécessaire au pilote qui affronte seul un vol record pouvant aller jusqu'à cinq jours et cinq nuits de suite». Normalement, les pilotes de longs courriers ont la possibilité de se lever, de bouger ou même de dormir pendant quelques heures: «Tout cela me sera interdit», explique André Borschberg.
Le présent test doit justement permettre au pilote de trouver les moyens de gérer cette situation. Au niveau du sommeil, il confie que de courtes phases seront possibles en survolant les océans. Au-dessus de zones habitées en revanche, il est exclu de s'endormir.
La respiration et la méditation
Pour éviter de dormir et récupérer, André Borschberg va utiliser des techniques spéciales de respiration et de méditation. «Le test de trois jours qui débute mardi doit permettre d'évaluer si mon temps de réaction devient trop lent ou à partir de quel moment je ne suis plus à même de prendre la bonne décision», souligne-t-il.
Un autre problème viendra des fortes variations de la température, qui pourra passer de -15° à 30° à l'intérieur du cockpit. Pour le pilote, le problème peut être réglé grâce aux vêtements spéciaux, utilisés en couches, façon pelures d'oignon.
Moins d'adrénaline que dans les airs
La température peut avoir en revanche un impact négatif sur la nourriture embarquée. Pour André Borschberg, «le but sera donc de manger le moins possible», aussi pour ne pas fatiguer inutilement un organisme déjà mis à rude épreuve.
Le fait que le test se déroulera sur terre ferme et non dans les airs rendra l'opération encore plus difficile, estime le pilote. «Mes sens seront nettement moins stimulés que lors d'un vol réel: l'adrénaline manquera et je devrai lutter encore plus fortement contre le sommeil». (Newsnet)
Créé: 20.02.2012, 17h34
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7 Commentaires
Le retour au moyen-age... a quand le tour du monde en calèche, sans manger, dormir, boire, uriner, parler, fumer, bouger les sourcils... Vive le progres vert ! Répondre


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