Vendredi 30 septembre 2016 | Dernière mise à jour 01:03

Internet Les Romands posent les fesses à l'air

Afficher son popotin en haut d’une montagne ou en pleine nature, c’est le délire qu’osent des Romands sur Facebook.

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C’est à croire que Facebook serait en passe de devenir «Fessebook». Le groupe public «Naked on top», traduit par nu en haut, fait sensation sur le réseau social. En trois semaines, ce qui était un simple délire entre des copains freeriders a titillé une quinzaine de Romands dévergondés, jusqu’à les pousser à l’exhibition. «Sur un coup de tête, on s’est lancés. On a trouvé ça rigolo, raconte Morgane. Je suis tombée par hasard sur la page. Ça n’avait rien de vulgaire et j’ai trouvé les paysages très beaux. J’en ai parlé comme ça aux copines. On a décidé de tenter.» Elle et ses quatre amies ont profité d’une pause de midi pour se faufiler dans les vignes valaisannes et y perdre, l’instant d’une photo, leurs petites culottes. Si elles ne souhaitent pas qu’on les reconnaisse, Emilien, lui, assume: «J’ai trouvé ça drôle. Je l’ai fait pour le fun. J’ai choisi de le faire aux Marécottes pour promouvoir la région.»

Les instigateurs de la page, Nicolas et Loris Falquet, tous deux freeriders, ne sont pas si surpris du succès. «A la base, il n’y a aucune idéologie. Il faut juste monter en haut d’une montagne pour mériter la nudité. Ça se fait un peu dans le milieu pour se marrer parce qu’on se sent assez libre à se mettre nu en pleine nature. On a posté les photos et invité d’autres freeriders à le faire, puis le buzz a pris», constate Loris.

Facebook a laissé faire

S’ils pensaient que Facebook allait censurer leurs photos, le site ne l’a bizarrement fait que pour la plupart des femmes, suite à des dénonciations. C’est d’ailleurs ce qui a aussi poussé Morgane et ses copines à poster leur photographie: «Il n’y avait que des hommes, on voulait rétablir une égalité.»

Pour le sociologue Olivier Glassey, spécialiste des réseaux sociaux, «ce mouvement en rappelle d’autres, comme le planking, se faire photographier horizontalement dans des endroits saugrenus. C’est une manière de reproduire le même code. Ce qu’ils font est une vision métaphorique du sentiment de liberté et d’appartenance à un même groupe.» Il y a un gros souci, selon les experts de la Toile, à l’instar de Stéphane Koch, spécialiste des technologies de l’information: «Le buzz dure peu de temps, mais les photos vont rester. Il y a un décalage de réalités. Comme plusieurs personnes le font et que les commentaires sont gratifiants sur Facebook, tous se lancent. On veut participer au buzz, être reconnus et aimés. Sans peser les conséquences dans la vie réelle.» (Le Matin)

(Créé: 22.01.2013, 05h54)


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