Nadal et Federer opposés pour la 10e fois en Grand Chelem
Open d'Australie
—
Articles en relation
- Federer retrouvera Nadal en demi-finale
- Open d’Australie: Federer face au millième match de sa carrière
- Federer se qualifie facilement pour les quarts de l'Open d'Australie
- Critiqué par Nadal, Federer calme le jeu
Mots-clés
Un nouveau chapitre, le 27e, de la rivalité entre l'Espagnol Rafael Nadal, N.2 mondial, et le Suisse Roger Federer, N.3, va s'ouvrir en demi-finale de l'Open d'Australie, jeudi à Melbourne.
C'est aussi le 10e face à face en Grand Chelem entre l'Espagnol et le Bâlois, ce qui met les deux champions à égalité avec les Américains John McEnroe et Ivan Lendl pour le nombre de confrontations dans ces tournois.
Nadal mène pour l’instant 7 à 2 dans ces rencontres et reste sur quatre victoires contre Federer, qui ne l’a plus battu en Grand Chelem depuis l’édition 2007 de Wimbledon. Analyse sur les atouts de l'un et de l'autre en vue de ce match.
Les conditions de jeu
La surface (dur) est à l'avantage de Federer. «Quand on joue sur ce genre de surface, il est toujours le favori», a déclaré Nadal. Le lift de l'Espagnol n'y prend pas comme sur terre battue et il a moins de temps pour s'organiser en défense. Le Suisse mène d'ailleurs 5-4 dans leurs face-à-face sur cette surface.
Mais la plupart de ses victoires, dont la dernière en date, ont eu lieu en fin d'année au Masters, où Nadal arrive rarement dans le meilleur état physique. Et Federer a moins de marge en extérieur, sur un revêtement qu'il a d'ailleurs jugé trop lent à son goût en Australie, qu'en salle, où il est quasiment intouchable.
La demi-finale se jouera de plus en soirée, sous un climat rafraîchi où la balle sera ralentie. «Ce sera plus facile d'avoir des sensations avec la balle, mais ça va être aussi un peu plus athlétique et dur», a noté Federer, en ajoutant: «Mais je suis prêt pour ça». Nadal sait par ailleurs pouvoir gagner sur le terrain du Suisse. Il l'a prouvé en s'imposant contre lui en finale à Wimbledon en 2008 et en Australie en 2009.
La forme du moment
Federer a fini l'année 2011 sur une série de 17 victoires consécutives. Une gêne au dos l'a contraint à déclarer forfait en demi-finale à Doha, début janvier. Mais cette blessure l'a laissé tranquille en Australie, où il a évolué tout près de son meilleur niveau.
Il été impressionnant contre Bernard Tomic et Juan Martin Del Potro et n'a pas encore concédé le moindre set. «Jusqu'ici j'ai été extrêmement solide. Je suis vraiment content de mon jeu. Je sers bien. Je frappe la balle proprement», a-t-il estimé après sa victoire sur l'Argentin en quarts.
Nadal est arrivé en Australie sans trop de certitudes, après avoir connu sa pire saison depuis 2004 au nombre de tournois gagnés. Blessé à une épaule, il n'a quasiment pas pu s'entraîner pendant la pause hivernale et a été battu par Gaël Monfils en demi-finale à Doha. Mais l'Espagnol, qui s'est aussi bizarrement fait mal à un genou en se levant d'une chaise en début de tournoi, a rapidement retrouvé ses sensations et ne paraît déjà plus perturbé par les modifications apportées à sa raquette.
Contre Tomas Berdych, en quarts, il a fini en boulet de canon les deux derniers sets d'un match passionnant. «Mon niveau de jeu dans ce tournoi est très satisfaisant», a-t-il considéré. «Même si je perds (en demie), je repartirai avec un sentiment positif sur ma manière de jouer et le résultat est déjà bon».
L'aspect psychologique
Le Suisse ne l'admettra jamais, mais Nadal a pris un net ascendant mental sur lui. L'Espagnol mène dans leurs face-à-face (17-9) et surtout l'a battu sept fois sur neuf en finale de tournois du Grand Chelem. Les deux victoires de Federer ont été obtenues à Wimbledon, là où Nadal a longtemps été le moins à son aise, avant d'y battre le Suisse en 2008 dans l'un des matches les plus exceptionnels de l'histoire.
Quelques mois plus tard, en janvier 2009, Federer a subi une autre défaite extrêmement pénible contre Nadal, à l'Open d'Australie, qui lui a arraché des larmes de déception et d'impuissance. La situation n'a pas foncièrement changé depuis, puisque le Bâlois reste sur quatre défaites en finale des tournois du Grand Chelem contre Nadal, et ne l'a plus battu dans l'une de ces occasions depuis Wimbledon 2007. La domination de Nadal est sans doute l'argument le plus convaincant de ceux qui contestent à Federer le titre de meilleur joueur de l'histoire.
(AFP/Newsnet)
Créé: 26.01.2012, 06h40
Publier un nouveau commentaire
Caractères restants:


Veuilliez attendre s'il vous plaît 




