Yves Studer est à un tournant
Boxe
—
Signaler une erreur
Vous avez vu une erreur? Merci de nous en informer.
Il détient, le Fribourgeois, la ceinture mondiale IBC des poids moyens, défendue avec des scénari divers, à trois reprises. Le 20 août dernier, tout faillit pourtant basculer parce qu'Yves Studer, malmené par le Biélorusse Siarhei Khomitski, 37 ans, termina le combat avec une arcade très endommagée - 15 points de suture - et une douleur à l'oreille gauche, le tympan étant perforé. Déplacement au milieu de la nuit à l'hôpital. Match nul.
Besoin d'un titre
Après une période passée chez l'IBC, Yves Studer, en accord avec son entourage, rend maintenant visite à la 3e fédération en importance, l'IBF. Avec d'autres risques mais aussi un rêve en cas de succès: une rencontre avec le tenant du titre mondial, l'Australien Daniel Geale, ceinture planétaire en jeu. «Pour pouvoir accéder à ce rendez-vous, Yves doit obligatoirement disputer un combat IBF», dit Peter Stücki, président de la Commission de boxe professionnelle de Swiss boxing. «Il a besoin d'un titre pour accéder au suprême», ajoute le dirigeant. «La ceinture en jeu IBF East/West Champion - une parmi d'autres de cette fédération -, opposant un boxeur de l'Est à un autre de l'Ouest, n'est pas très importante en soi, mais pour Yves Studer, pour la suite de sa carrière, elle l'est», ajoute Peter Stücki. L'adversaire? Encore un Biélorusse, Aliaksandr Sushchyts, 23 ans, 15 combats, 13 succès dont 7 par k.-o., une défaite et un nul.
Le palmarès d'Yves «Pitt Bull» Studer, 29 ans 28 combats, 26 succès, dont 6 par k.-o., deux nuls et aucun revers. «Je suis prêt. Je me suis bien préparé. J'ai multiplié les rounds avec des sparring-partners de mon club (Boxing Kings de Berne) et choisis à Baden. J'ai hâte de monter sur le ring», raconte à son tour le Fribourgeois qui a faim. Conscient qu'aujourd'hui, il se trouve à un tournant, qui n'a pas forcément la forme d'un virage en épingle à cheveux. «Pour grandir, il fallait changer de fédération, dire aux gens de l'IBF «Coucou, on est là!» Mon but, c'est de décrocher un jour un grand titre. Un vrai, reconnu par tout le monde, qui compte, qui marque les esprits et s'installe dans les mémoires.»
Celui qu'il détient, chez l'IBC, est honorable. Il n'y a qu'à se remémorer ses combats du récent passé face à des adversaires coriaces, dur au mal, malins, de qualité. Aucun titre, aucune ceinture n'est à négliger ou à mépriser; surtout en boxe, monde impitoyable, réglé par le courage et le fair-play. Beaucoup de gens pratiquent cet art mais peu osent monter sur un ring.
Aujourd'hui, Yves Studer a l'occasion de s'offrir un ticket pour le Graal, le sien, sachant qu'il lui sera difficile, voire impossible d'aller plus haut en altitude.
Créé: 26.12.2011, 09h17
Publier un nouveau commentaire
Caractères restants:


Veuilliez attendre s'il vous plaît 



