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ATHLÉTISME Doigt d'honneur: Lavillenie dit regretter, mais assume

Agacé par le comportement d’un adversaire, le champion olympique de saut à la perche s’est laissé aller à un geste déplacé jeudi à Athletissima.

Renaud Lavillenie: un geste d’humeur que l’on ne devrait pas voir dans un stade.

Renaud Lavillenie: un geste d’humeur que l’on ne devrait pas voir dans un stade. Image: Yvain Genevay

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La pendule du stade de la Pontaise indiquait 19 h 26. Il ne restait qu’une demi-heure avant le début du concours de saut à la perche. L’une des disciplines les plus attendues de cette édition 2013 d’Athletissima, avec la bataille annoncée entre le Français Renaud Lavillenie et les Allemands Björn Otto et Raphael Holzdeppe. Les médaillés olympiques (dans l’ordre) et leurs adversaires s’échauffaient donc, tentant de fixer les marques pour leur course d’élan malgré un vent perturbant.

Mais, alors que les spectateurs remplissaient peu à peu les tribunes, le visage de leur «chouchou» Renaud Lavillenie, lui, se fermait. Sans doute le champion savait-il qu’avec ces rafales tourbillonnantes il lui serait compliqué de leur offrir le record du stade (5,92 m), son légitime objectif. Voire même d’atteindre les 5,90 m.

Et puis soudain, il eut ce geste déplacé. Ce doigt d’honneur. La raison de la colère du champion olympique semble en fait tenir au comportement de son dauphin, Björn Otto, qui aurait déplacé le petit drapeau servant d’indicateur de vent – très près du sautoir tandis que Lavillenie l’avait placé à une quinzaine de mètres –, alors que lui se trouvait au bout de la piste d’élan, prêt à s’élancer pour un test.

Ce geste d’humeur, que l’on ne devrait pas voir dans un stade, aurait moins été tourné contre la personne que contre l’attitude de l’Allemand, qui perturbait sa préparation. «C'est un geste d'énervement, ça ne s'adresse d'ailleurs pas vraiment à Otto, mais plus à son comportement», a confirmé l'athlète français, interrogé par l'AFP.

«Un manque de respect»

Selon Lavillenie, Otto «a passé son temps» à déplacer le petit drapeau. «Il le plaçait à trois mètres du matelas, ce qui ne nous fournit aucune indication. J'ai donc dû moi-même le déplacer à nouveau au moins trois fois pour m'ajuster, d'autant que les vents étaient tournants. A un moment, il l'a de nouveau bougé, alors qu'il avait bien vu que j'étais en bout de piste, prêt à m'élancer. C'est à ce moment-là que j'ai fait ce geste.»

«Ça n'a rien à voir avec le fait qu'on s'entende ou pas avec Otto, a poursuivi Lavillenie. Pour être honnête, c'est aussi ma façon de penser qui m'a amené à ce geste d'énervement. Si Otto avait été champion olympique, je me serais incliné. Mais à l'inverse, il a vraiment fait ça volontairement et j'ai pris ça, quelque part, comme un manque de respect.»

Le jury de compétition, ayant remarqué le problème, a réagi en amenant une seconde jauge, afin que chacun puisse disposer la sienne où bon lui semblait. La tension est retombée, mais Renaud Lavillenie n’a pas franchi la moindre barre.

Une grande rivalité sportive anime Lavillenie et Otto.

L'an passé, Lavillenie a été sacré champion du monde en salle, champion d'Europe en plein air et champion olympique de la discipline. A chaque fois, c'est Björn Otto qui a été son dauphin.

(Le Matin)

Créé: 06.07.2013, 08h08

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