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Ferrari en trombe face à une chute finale

CYCLISME

L'Italien a remporté au sprint la 11e étape du Giro marquée, une nouvelle fois, par une chute collective dans le final.

Mis à jour le 16.05.2012


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La 11e étape du Giro s’est conclu par le succès au sprint de l’Italien Roberto Ferrari (Androni). L’Espagnol Joaquin Rodriguez conserve le maillot rose de leader. Ferrari (29 ans) a fêté sa première victoire dans sa boucle nationale au terme de la plus longue étape du Giro 2012. Les coureurs ont en effet parcouru 255 km entre Assise et Montecatini Terme. Au sprint, l’Italien a devancé nettement son compatriote Francesco Chicchi et le Lituanien Tomas Vaitkus. «C’est le plus beau jour de ma vie», s’est exclamé le vainqueur du jour. «C’est un énorme exploit de terminer devant Mark Cavendish dans un sprint», a-t-il poursuivi. Ferrari succède au palmarès de Montecatini Terme à Mario Cipollini, lequel avait signé au même endroit sa 42e et dernière victoire d’étape au Giro lors de l’édition 2003.

Cavendish quatrième

Mark Cavendish, qui semblait en mesure de signer un troisième succès après le bon travail de la formation Sky dans les derniers kilomètres, a échoué à la 4e place. Le champion du monde anglais a sans doute été gêné par une chute survenue dans le dernier virage et qui a notamment jeté à terre son coéquipier Geraint Thomas, le vainqueur du prologue du Tour de Romandie. Le Suisse Danilo Wyss s’est pour sa part classé 9e de ce sprint, un joli résultat pour lui. Six hommes se sont échappés peu après le départ de cette interminable étape, mais le peloton a toujours contrôlé l’écart avant de fondre sur les fuyards. L’Italien Manuele Boaro a tenté un ultime baroud d’honneur, avant d’être repris à 14 km du but. Ensuite, les favoris ont un peu bougé, avec notamment une attaque du Tchèque Roman Kreuziger à 9 km de l’arrivée. La mauvaise opération concerne Frank Schleck. Le Luxembourgeois a perdu 46 secondes sur la fin de l’étape, après avoir été sans doute gêné par une chute au sein du peloton. Au général, Joaquin Rodriguez, qui a passé une première journée sereine en rose, conserve sa tunique de leader avec 17 secondes d’avance sur Ryder Hesjedal (Can) et 32 sur l’Italien Paolo Tiralongo.

«C'est la victoire d'une vie»

En soirée, Roberto Ferrari revenait sur cette victoire : «C’est la victoire d’une vie ! Gagner une étape du Giro, c’est le top pour un coureur italien. Je voulais me racheter de qui s’était passé au Danemark. Je m’en excuse encore. J’espérais gagner une étape pour montrer que j’avais les jambes, le niveau pour les sprints. Je remercie le jury qui m’a laissé en course, qui a compris que ma faute n’était pas délibérée. Depuis deux ans, depuis que j’ai rejoint l’équipe de Gianni (Savio, le manager d’Androni), j’ai un calendrier cohérent. Cette année, je me suis bien préparé. J’ai peu couru mais j’ai disputé des courses pour gagner. Dans ce sprint, je me suis retrouvé dans le dernier kilomètre à côté de Cavendish. Quand je l’ai dépassé (à la sortie du virage), ça s’est fait très vite, je n’ai pas eu le temps de penser (à ce qui s’était passé au Danemark). Je suis quelqu’un de tranquille. Ma vie, c’est ma famille, ma femme Francesca et mon fils Mattia, et le cyclisme. On dit que je suis naïf ? Je suis un peu particulier peut-être parce que, pour moi, le cyclisme est la liberté. C’est un travail, bien sûr, mais c’est d’abord une passion. Je dédie cette victoire à mon père qui m’a mis sur le vélo quand j’avais six ans. Je lui dois beaucoup.»

Créé: 16.05.2012, 22h58

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