Le langage du Barça est parlé sur tous les terrains et par tous les techniciens
Football
—Par Julien Caloz. Mis à jour le 11.02.2012 11 Commentaires
Arno Del Curto Entraîneur du HC Davos (hockey sur glace)
«Il existe un Barça où tout fonctionne:
la tactique,
la technique, la solidarité et le collectif. C’est magnifique. C’est aussi possible en hockey sur glace.» (Image: Keystone Arno Balzarini)
G.-André Carrel Educateur du Lausanne UC (volleyball)
«Le Barça a placé le jeu au cœur de sa philosophie. Jouer, encore et toujours, c’est ce que j’essaie d’inculquer aux espoirs du LUC.» (Image: Michel Perret/LeMatin)
Yannick Pelletier Grand maître suisse (échecs)
«S’il y a bien une équipe qui se rapproche des échecs, dans l’harmonie et la coordination des éléments qui la composent, c’est Barcelone.» (Image: Keystone Peter Schneider)
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Le FC Barcelone évolue à onze comme un seul, dans un élan instigué par des passes courtes et des principes de fonctionnement immuables (pressing haut, milieu dense). Il habille ses joueurs avec la même tenue, de 7 à 77 ans, et leur dispense un enseignement articulé autour du 4-3-3 historique de Johann Cruyff. Il est devenu une référence dans son secteur d’activité, où il est régulièrement décoré (six trophées en 2009, notamment) sans que personne ne puisse y voir une récompense ponctuelle, façon Légion d’honneur. Voyant la domination catalane s’exercer joyeusement sur le royaume du ballon rond, de nombreux techniciens venus de divers horizons ont embrassé les principes du modèle. «Il existe un Barça où tout fonctionne: la tactique, la technique, la solidarité et le collectif. C’est magnifique», vénère le druide du HC Davos, Arno Del Curto, dans l’émission «Au cœur du sport» sur la TSR.
Le ballon, Xavi et Iniesta
Le déploiement des artistes catalans est loué jusque dans les hautes sphères de la contemplation. «S’il y a bien une équipe qui se rapproche des échecs, dans l’harmonie et la coordination des éléments qui la composent, c’est Barcelone, admet Yannick Pelletier, Grand Maître suisse. Chaque joueur a un rôle qui lui est clairement attribué sur le terrain, tout comme chacune de mes pièces sur l’échiquier.» Ancien entraîneur du Lausanne HC notamment, Real Vincent s’est longtemps réclamé de la philosophie de Johann Cruyff. «Je me suis inspiré de la Hollande des années septante. Les meilleurs se mettaient au service du collectif. Ils participaient tous à une mission pour le bien commun. J’ai essayé d’inculquer cet état d’esprit à Fleurier, puis au LHC. On le retrouve à Davos et Genève aujourd’hui. Del Curto et McSorley font exactement comme la Hollande de l’époque, donc comme le Barça d’aujourd’hui: leurs joueurs pensent moins à eux qu’à l’équipe. Ils attaquent et défendent ensemble. Ils pressent, ils pressent, ils pressent.»
Le mécanisme est régi par une science du placement. «Il y a deux manières de trouver la verticalité: le dribble ou la passe, explique Sébastien Roduit, entraîneur de l’équipe nationale de basket. Le Barça choisit le plus souvent la deuxième solution. Il recherche constamment un joueur disponible. Il accorde une grande importance au non-porteur du ballon. C’est ce que faisait mon homologue italien Ettore Messina au CSKA Moscou, et c’est ce que je fais aujourd’hui avec mon équipe.»
Dans la perspective de progresser sur le terrain de ses ambitions, le coach de Fribourg Olympic Damien Leyrolles favorise l’émergence des qualités individuelles. «Lorsque je regarde évoluer Barcelone, je suis toujours frappé par les qualités techniques de Xavi et Iniesta. Ces joueurs ont des capacités qui leur permettent d’éclairer le jeu et de se porter vers l’avant en une touche de balle. Dans notre école de basket, nous recentrons tout sur l’individu. Dès l’âge de 13-14 ans, j’interroge mes espoirs: «Comment pouvez-vous mettre vos aptitudes au service du collectif?» Car, moi aussi, je préfère la passe au dribble. Le ballon ira toujours plus vite que le porteur.»
La culture club exacerbée
Il y a plusieurs moyens d’inculquer l’esprit de sacrifice à un jeune joueur. Le Barça le livre comme un kit de bienvenue au centre de formation: les talents évoluent dans le même système de jeu et avec le même maillot que la première équipe. Ils deviennent des membres à part entière de l’institution dès lors qu’ils en franchissent les portes. Dirigeant de la section waterpolo du Genève Natation, Ivo Stöckli vante la culture club du Barça, qu’il a importé en 2009. «Nos jeunes adoptent tous une tactique similaire à celle des grands et la couleur du maillot de bain est identique. Nous vivons ensemble et partageons notre passion pour le water-polo ensemble. L’an passé, la première équipe est partie en camp d’entraînement avec les filles et les juniors.»
Dans le sillage du retour de Pep Guardiola à Barcelone, les anciens du club genevois ont obtenu des postes à responsabilité.
«Parmi les sept membres de notre comité, quatre ont évolué en première équipe il y a 25 ans, poursuit Ivo Stöckli. Dans le vestiaire, nous avons un joueur hongrois qui est arrivé il y a cinq ans. Il travaille à 100% dans la région, au sein de laquelle il est très bien intégré. Lorsqu’il prendra sa retraite sportive, nous lui proposerons certainement une reconversion dans notre staff.» (Le Matin)
Créé: 12.02.2012, 08h55
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11 Commentaires
Hier soira ce fut une defaite avec de nouveaux jeunes formés au club...tello, cuenca, tiahgo, serhi Roberto tous dans dans les 20 ans....et ils ont joués dans le même esprit la meme mentalité. Chapeau! Meme si cette équipe ne gagne AUCUN titre cette saison...a long terme quel bel exemple! Répondre
hahahahaha, moi perso je m'enmuie quand je regarde le barça, samedi on a vu que messi sans iniesta et xavi, ne vaut pas grand chose... Répondre


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