Servette aura-t-il sa licence ou non?
Football
—Par Renaud Tschoumy. Mis à jour le 08.02.2012 22 Commentaires
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Dans 32 jours, soit le lundi 12 mars, tous les clubs de Super League auront dû avoir transmis leur dossier de demande de licence à la Swiss Football League (SFL) en vue de la saison prochaine. Servette y parviendra-t-il? C’est toute la question aujourd’hui.
Et c’est une question qui inquiète les personnes qui ont rallié le mouvement de contestation lundi soir. «Notre réunion de lundi a réveillé certaines entreprises, puisque de dix, nous sommes passés à une petite quinzaine, explique l’un d’entre eux au nom du groupe. Tous les créanciers sont à des degrés d’avancement différents dans les remboursements, mais on parle de grosses sommes (ndlr: plus de 300 000 francs). On ne peut malheureusement pas exclure qu’une faillite soit prononcée.»
Le président Majid Pishyar, de son côté, distille ses versements. Hier, il a payé 10 000 francs aux Samaritains (sur un montant dû d’un peu plus de 35 000 francs). «C’est le plus surprenant dans la manière de faire de M. Pishyar, poursuit notre interlocuteur créancier. Dès qu’il est menacé, il effectue un versement. Mais cela n’enlève rien à l’inquiétude qu’on peut nourrir quant à la suite des paiements.»
Assistant et conseiller du big boss servettien, Cédric Tonoli aurait expliqué aux créanciers (qui se réuniront de nouveau la semaine prochaine) que le club aurait actuellement des «problèmes de liquidité». Le hic, c’est que si ces derniers venaient à perdurer, la SFL transmettrait le dossier à sa commission de discipline, pour charges sociales non payées notamment.
On voit mal, alors, comment le club genevois obtiendrait sa licence de jeu pour la saison prochaine.
Salvi connaît la musique
Pourtant, le club genevois s’est approché de Philippe Salvi, ancien directeur administratif de NE Xamax, qui a fait partie de la première charrette de Bulat Chagaev en mai dernier. Salvi, qui a travaillé 28 ans au sein du défunt club neuchâtelois, occupait le poste de directeur administratif depuis 2001.
Il a donc planché sur dix demandes de licence – sept selon le système actuel mis en vigueur dès la saison 2004-2005 par l’UEFA –, et les six dernières ont été délivrées sans conditions. Le Neuchâtelois connaît donc la musique. Il a récemment rencontré le président Pishyar, son bras droit, Tonoli, et le directeur sportif, Costinha.
Représente-t-il la dernière chance pour Servette d’obtenir son sésame en vue de la saison prochaine? Avant que ce ne soit le cas, il faudra que Pishyar interrompe le mouvement de grogne qui a poussé certains créanciers à s’unir pour réclamer leur dû. Pour cela, l’entrepreneur iranien n’a qu’une solution: passer à la caisse. (Le Matin)
Créé: 08.02.2012, 22h32
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22 Commentaires
Ne dépenser que selon ses possibilités, respecter les statuts de l'ASF et en dessus, quitte à devoir batailler contre la relégation et passer pour des dirigeants frileux ? Finalement, même si les dirigeants du LS ne font pas réver naïvement leur public en promettant la Champions League dans 3 ans, il faut bien reconnaître qu'ils sont aujourd'hui un exemple à suivre. Répondre
Pishyar...vous avez dit Pishyar...comme c'est étrange ! Aussi étrange que les dernières manoeuvres du président servettien. Son petit jeu de payer les gens par acomptes va finir par lasser et, enfin, on va savoir prochainement qu'elles sont ses véritables ressources. La SFL se devant d'avoir la même sévérité vis-à-vis de tous les clubs, on peut se faire du souci pour le Servette ! Répondre


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