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Servette fixe ses priorités

Football

A la Praille, un nouveau directeur a été engagé pour parer au plus pressé. Des joueurs n’ont pas encore été payés cette année.

Par Nicolas Jacquier. Mis à jour le 22.02.2012 6 Commentaires

Image: Keystone

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Super League

34. Journée

12.05.FC Bâle - Grasshoppers6 : 3
12.05.FC Lucerne - Lausanne3 : 2
13.05.Sion - Neuchâtel Xamax- : -
13.05.FC Thoune - Young Boys2 : 2
13.05.FC Zurich - Servette0 : 1
État: 13.05.2012 17:54

Classement

NomJVNDButsP
1.FC Bâle32228276:2974
2.FC Lucerne321312743:3051
3.Young Boys321112947:3745
4.Servette331361443:5245
5.FC Thoune3210101235:3740
6.FC Zurich32981538:4235
7.Lausanne33762027:6027
8.Grasshoppers32752031:6326
9.Sion32158939:2917
10.Neuchâtel Xamax1875622:220
État: 13.05.2012 17:57

35. Journée

20.05.Grasshoppers - FC Zurich- : -
20.05.FC Lucerne - FC Thoune- : -
20.05.Lausanne - Neuchâtel Xamax- : -
20.05.Servette - FC Bâle- : -
20.05.Young Boys - Sion- : -
État: 01.01.1970 01:00

L’engagement d’un nouveau directeur administratif suffira-t-il à sortir Servette du marasme dans lequel il est plongé et à dissiper les craintes que suscite l’état du patient «grenat»? Depuis le début de la semaine, le club de la Praille a misé sur Philipp Kneubühler, un ancien responsable des Vernets où il a œuvré de 2005 à 2010 pour le compte du GE Servette, pour parer au plus pressé.

Car urgence il y a, alors même que le temps presse, le délai imparti pour décrocher le label de formation courant jusqu’à ce jeudi. Mais Servette ne disposera d’aucun répit puisque sa demande de licence pour la prochaine saison devra être déposée d’ici le 12 mars auprès de la Swiss Football League. Une SFL qui, cette fois, ne laissera rien passer – notamment pour ce qui est des garanties bancaires exigées, garanties que le président Pishyar, par le passé, a toujours refusé de déposer – afin de ne pas revivre les affres de la saison en cours. Dans les deux cas, Servette devrait solliciter un délai supplémentaire pour réunir les documents manquants. «Aujourd’hui, ce que l’on fait, c’est du secourisme, reconnaît M. Kneubühler. Il faut stopper plusieurs hémorragies en même temps, définir l’ordre des priorités et arrêter de prendre des engagements que l’on n’est pas capable de tenir(...) La situation financière reste critique.»

Sur son nouveau bureau, le patron de c.k.f.d, une société active dans le marketing sportif, a découvert des piles de dossiers «qui n’avaient pas été traités», et pas que des factures en souffrance. «Souvent, il faut s’excuser auprès des gens afin de restaurer l’image du club.»

En commençant à régler l’ardoise de ses créanciers, Servette a temporairement calmé l’impatience de la majorité de ses fournisseurs, une manœuvre qui lui permet aussi de ne plus être exposé au risque d’une demande de mise en faillite sans poursuite préalable (les conditions ne sont plus réunies pour qu’un créancier actionne une telle démarche juridique). Faute de liquidités, il ne s’est en revanche toujours pas acquitté globalement des salaires de janvier de ses joueurs, payés au compte-gouttes. Si une petite dizaine de titulaires, à tout le moins ceux bénéficiant d’une valeur marchande élevée, a perçu son dû, le compte en banque des remplaçants n’avait toujours pas été crédité hier après-midi. Une inégalité de traitement discriminatoire qui pourrait affecter l’unité du groupe et mettre à mal la solidarité sportive affichée contre GC.

Au siège du club, on reconnaît l’existence d’un décalage qui serait uniquement lié à des questions de transfert de fonds. «Tout est mis en œuvre pour que tout soit payé le plus vite possible», assure Shahin Ammane, la voix officielle du SFC. Ainsi tous les joueurs, sans distinction ni catégorie, devraient-ils avoir touché leur salaire de janvier aujourd’hui. Et celui de février devrait suivre. «Notre rêve serait que tout soit réglé la semaine prochaine.» Rêve ou réalité? L’argent le dira, mais l’inquiétude demeure perceptible, entretenue par l’absence prolongée de Majid Pishyar, toujours éloigné de Genève.

Le club s’est tourné vers l’Etat

Hier, GHI révélait que Servette, en désespoir de cause, s’était tourné en janvier vers l’Etat pour le presser de régler les salaires en retard, l’hebdomadaire évoquant une requête alarmante de l’administrateur du club à Charles Beer, chef du Département du DIP, demandant par téléphone à ses services de mettre la main au porte-monnaie. En guise de réponse, l’Etat a commandé un audit afin de savoir comment le club a utilisé les subventions qu’il a perçues. Aux experts de déterminer si des fonds publics ont pu être détournés pour une autre affectation que celle pour lesquels ils étaient destinés à l’origine. (Le Matin)

Créé: 22.02.2012, 23h06

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6 Commentaires

SFC 4ever

23.02.2012, 07:54 Heures
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Est-ce que Servette est dépendant de la situation actuel avec l'Iran? Répondre


Pascal Budry

23.02.2012, 08:47 Heures
Signaler un abus 2 Recommandation

Quel "Toupet", au lieu d'engager, le Présidentt ferait mieux de payer ses joueurs et créanciers alors que la faillite le guette ! Si le club me devait de l'argent, je serais mécontent de lire un tel article ! Répondre




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