Vendredi 2 décembre 2016 | Dernière mise à jour 23:02

Football Pourquoi Laurent Roussey a quitté le FC Sion

Aujourd’hui entraîneur du Lausanne-Sport, le Français sera ce soir sur le banc opposé à celui du FC Sion. Il revient sur les raisons qui l’ont poussé à claquer la porte en avril dernier, un peu à la surprise générale.

Laurent Roussey regarde ce qui se fait à Sion avec plaisir, mais il n’éprouve pas pour autant des regrets sur le choix qu’il a fait. Et il s’investit pleinement avec le Lausanne-Sport.

Laurent Roussey regarde ce qui se fait à Sion avec plaisir, mais il n’éprouve pas pour autant des regrets sur le choix qu’il a fait. Et il s’investit pleinement avec le Lausanne-Sport. Image: Reuters

CC n'en veut pas à Roussey

«Le sentiment que quelque chose se finit n’est jamais agréable à avoir. Quand Roussey m’a annoncé son départ, c’était un peu comme le capitaine du «Costa Concordia» qui s’en va alors que son bateau coule. Mais on s’adapte et on vit avec.»

Président du FC Sion, Christian Constantin ne tient pas rigueur à son ancien entraîneur. «On avait un contrat jusqu’en juin, Laurent a choisi de le casser à mi-avril, c’est comme ça. Mais ça ne veut pas dire que je suis fâché avec lui. Laurent est un gars que j’aime bien. Et l’ambiance n’était pas terrible au moment de son départ. Mais c’est fini. Moi, je regarde vers l’avant avec mon équipe.»

Le président, qui n’a pas assisté aux deux derniers matches du FC Sion, est de retour. Il sera donc ce soir à la Pontaise. Où il serrera la main de Roussey s’il devait le croiser.

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C'était le 23 avril dernier. Laurent Roussey, entraîneur du FC Sion depuis 426?jours, claquait la porte. Pour une fois que le président Christian Constantin n’avait pas actionné le couperet, c’était l’entraîneur qui s’en allait.

Nous sommes le 11 août. 110?jours après, Laurent Roussey va une nouvelle fois avoir à faire avec Sion. Mais, cette fois, ce sera depuis le banc d’en face. Devenu entraîneur du FC Lausanne-Sport, il affrontera pour la première fois le seul club qu’il ait jamais connu en Suisse précédemment. Le Français de 50?ans n’a pas oublié sa période sédunoise, ni les raisons qui l’ont poussé à s’en aller abruptement.

«En début d’année, on envisageait tous que je sois encore à la barre du FC Sion une année de plus pour essayer d’aller chercher le titre. Et me voilà aujourd’hui à Lausanne. Je regarde ce qui se fait à Sion avec plaisir, et je remarque aussi que les erreurs du passé ont été rectifiées.» A savoir? «On a souvent parlé avec Christian (Constantin) de faire de cette équipe un champion en puissance. Aujourd’hui, Sion a plus d’arguments offensifs et un leader (Gattuso) que je ne possédais pas.» Roussey éprouverait-il des regrets? Il boit une gorgée de menthe à l’eau (gazeuse) et lâche: «Non. Quand je prends une décision, je m’y tiens.»

La peur des barrages

Mais pourquoi, dans le fond, être parti? Nouvelle gorgée verte. Et: «Pendant plus de 400?jours, j’ai côtoyé le Christian qui était un président pouvant et voulant devenir champion. En peu de temps, il est devenu le Christian dont tout le monde me parlait, mais que je ne connaissais pas, un président empreint de stress, d’inquiétude, de peur aussi. La défaite en demi-finale de Coupe (0-1 contre Lucerne à Tourbillon le 11 avril) a marqué un tournant. Pas seulement parce que Sion n’allait pas avoir sa treizième Coupe cette année. Mais la Coupe d’Europe s’envolait et la peur des barrages est apparue, alors qu’elle n’avait pas lieu d’être.»

Une complicité qui s’étiole

Courte pause. Et Roussey ajoute: «Avec Christian, on a vécu des défaites ensemble, et souvent c’est lui qui venait me remonter le moral. Mais cette élimination en Coupe a changé les choses. Le contact régulier que nous avions a disparu, et notre complicité s’est étiolée. Quand je lui ai expliqué les raisons qui me poussaient à partir, Constantin était mort de rire (sic!). Mais ma décision était prise.»

Réalités différentes

Laurent Roussey l’avoue: «J’aurais bien aimé jouer le titre avec Sion aujourd’hui. Mais la vérité est autre. Et je m’investis pleinement pour Lausanne.» Pour lutter contre la relégation? «Ceux qui me connaissent savent que ce n’est pas dans mon tempérament de raisonner comme cela. Je vise toujours à réaliser le meilleur championnat possible. Mais les réalités des deux clubs sont différentes.»

Aujourd’hui établi dans la région lausannoise, Roussey aime toujours le Valais. «J’y ai plein d’amis, et je sais où aller manger une raclette ou une fondue.» Ce ne sera pas pour ce soir. (Le Matin)

(Créé: 11.08.2012, 10h05)
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