Samedi 27 août 2016 | Dernière mise à jour 11:39

Euro 2012 Nasri lance un «Ferme ta gueule!» au journal L’Equipe

L’attaquant de l’équipe de France Samir Nasri s’est offert une première polémique à l’Euro 2012 en lançant un très clair «Ferme ta gueule!» destiné au journal L’Equipe lors de la célébration de son but égalisateur contre l’Angleterre (1-1).

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Désigné par l’UEFA «homme du match», le joueur a attendu près de 3 heures avant de venir s’expliquer sur cette scène aussi mystérieuse - sur le coup - que surprenante.

Immédiatement après son but (39e) et les accolades de ses coéquipiers, Nasri s’est dirigé vers son banc et s’est clairement adressé à quelqu’un sur le bord du terrain, en lâchant très distinctement sur les images TV un «Ferme ta g.... !», accompagné de gestes de la main.

Interrogé plus tard pour savoir à qui était adressée son insulte, Nasri a répondu: «C’est le journal L’Equipe».

Un journaliste du quotidien sportif «m’a demandé (lors de la conférence de presse au cours de laquelle il a reçu le trophée de l’homme du match, ndlr) contre qui étaient (les insultes, ndlr), j’ai dit que c’était pour lui», a expliqué le joueur en passant en zone mixte après le contrôle antidopage, auquel il fut soumis avec Franck Ribéry.

Le joueur s’était auparavant exprimé sur TF1 et avait indiqué que sa mère, malade toute l’année selon lui, avait été touchée par les critiques le concernant.

Blanc botte en touche

«Des fois, il y a des réactions d’humeur qu’un joueur peut avoir, a-t-il déclaré. Je ne regrette pas, je ne lis pas les journaux. Il faut dresser le bilan après la compétition. On fait tout pour déstabiliser l’équipe de France. Il faut la laisser travailler.» Il a aussi tenté de modérer ses propos en parlant de maladresse. «Cela ne me déstabilise pas car je ne lis pas la presse mais ma mère est souffrante et quand elle lit que son fils est ’bidon’, c’est délicat, a-t-il ajouté. Il y a eu une réponse de ma part peut-être maladroite.»

Le sélectionneur Laurent Blanc, interrogé après le coup de sifflet final sur la réaction de son joueur, avait préféré botter en touche. «C’est entre lui et ses détracteurs, a déclaré le sélectionneur. C’est quelque chose de personnel, je n’ai pas à m’immiscer. Il était content d’avoir marqué un but. Ce geste d’humeur, c’est à lui qu’il faut demander à qui il était adressé.»

Reste à savoir quelle ampleur va prendre cette histoire et surtout quelle conséquence elle aura sur les Bleus et leur relation avec la presse. Le souvenir du Mondial-2010 est encore évidemment tout frais pour tout le monde: joueurs et journalistes.

En Afrique du Sud, les Bleus avaient souillé leur image en refusant de s’entraîner devant les caméras du monde entier à Knysna, avant leur dernier match du Mondial-2010, restant dans leur bus. Cette grève était un geste de solidarité avec Nicolas Anelka, exclu du groupe pour avoir insulté le sélectionneur de l’époque Raymond Domenech et dont les propos avaient barré la Une de «L’Equipe». (SI/Le Matin)

(Créé: 12.06.2012, 13h04)
Dépêches sports

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