Samedi 1 octobre 2016 | Dernière mise à jour 12:10

Football Le passé n'est qu'un prologue

Les anciennes stars de Xamax ont été associées au centenaire du club hier. C’était séquence nostalgie à la Maladière.

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Ils étaient venus pour «le Gilbert», le club et «tout ce qu’on a vécu ici». Sur les lieux mêmes de leurs anciens exploits, mais dans une Maladière qu’ils n’ont pas connue. Ils s’appellent Corminbœuf, Thévenaz, Henchoz, Lei-Ravello, Andrey ou Jacobacci, et ils ont écrit les plus belles pages de l’histoire de NE Xamax dans les années 1980. Un club qui célèbre son centenaire en cette année 2012 douloureuse, puisque également synonyme de faillite.

Hier, certains des joueurs de la désormais première équipe xamaxienne – ils militent en deuxième ligue inter – n’avaient jamais vu jouer ceux qu’ils affrontaient. L’anecdote retiendra que Xamax 1912 a battu Xamax 1987-1988 9-7 après trois tiers-temps de 20 minutes.

Émotion et folie

C’est surtout la séquence nostalgie qui a marqué les esprits. Même si le speaker a annoncé le plus que symbolique chiffre de 1912 spectateurs, ils étaient plus de 2000 à s’être levés à l’entrée des équipes. «Quand tu vois ça, tu as quand même les poils qui se dressent», précisait Pierre Thévenaz (50 ans), ancien défenseur central intransigeant.

Conduits par Gilbert Gress (70), moins agité qu’il y a un quart de siècle, les anciennes gloires neuchâteloises ont fait ce qu’elles ont pu sur le terrain. «Vous aurez noté que l’arbitrage n’était pas en notre faveur», ironisait l’Alsacien, que l’on ne connaissait pas aussi décontracté au temps des matches européens. Car les arbitres Nicole Petignat et Georges Sandoz ont tout fait pour permettre aux anciens de marquer. Gress ajoutait: «Ça m’a fait chaud au cœur de retrouver toutes ces personnes, celles-là même qui ont permis à Xamax de se faire connaître au-delà des foncières.»

Certains se sont rechangés, mais n’ont pas joué: Claude Ryf, Stéphane Forestier, Peter Küffer et Zdenek Urban ont un peu mal au dos, à la hanche ou au genou, et n’ont pas voulu prendre de risque sur le synthétique de la Maladière. D’autres y sont allés comme au bon vieux temps, à l’image des gardiens Joël Corminbœuf (48) et Roger Läubli (61). «On est cinglés, dès qu’on voit un ballon, il faut qu’on saute dessus», rigolait Läubli.

Une «vraie» équipe

Il manquait Uli Stielike, Don Givens, Heinz Hermann (Lucerne jouait hier), Philippe Perret ou encore Robert Lüthi (tous deux dirigeaient Bienne à Aarau), mais la fête fut belle. «Les souvenirs reviennent vite à l’esprit», lâchait Stéphane Forestier. Idem pour Didi Andrey (61): «Tout le monde me parle encore de mon but contre le Sporting Lisbonne, disait-il. Mais si je suis venu, c’est avant tout par solidarité envers ce club, vu les événements récents. On sait ce que représente un club phare pour une région. Et puis, c’est vrai, on ne se revoit pas tous les jours avec les anciens.»

Stéphane Henchoz (38), venu en voisin – il est domicilié à Bevaix, mais est en train de passer sa licence UEFA-Pro en Angleterre –, n’a pas connu les titres de 1987 et 1988. «J’avais 14 ans, et je regardais mes coéquipiers du jour à la TV. Mais j’ai accepté l’invitation avec plaisir.» Comme tous ceux qui étaient disponibles, en fait. «C’est ce qu’il faut retenir de cette journée, relevait le gardien Corminbœuf. On remarque à quel point Xamax représente encore quelque chose de fort. A l’époque, nous étions pros, on gagnait notre vie, mais il n’y avait pas encore tous ces millions. On voit aujourd’hui qu’on est restés unis. Les équipes d’aujourd’hui se retrouveront-elles encore dans 25 ans?»

Bonne question. Les anciens de Xamax, eux, ont joué le jeu. Ils étaient là, pour le plus grand plaisir «du Gilbert» et de tous ceux qui étaient venus se remémorer les bons vieux moments. En espérant en vivre de futurs, puisque le passé n’est qu’un prologue. (Le Matin)

(Créé: 23.09.2012, 22h45)
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