Lundi 24 juillet 2017 | Dernière mise à jour 10:05

Football Pour Servette et Xamax, c'est la promotion et rien d'autre

À l’heure de la reprise, les présidents de Servette et de Xamax sont formels: ils «doivent» retrouver l’élite.

Le capitaine servettien Anthony Sauthier et ses hommes ont pour mission la promotion en Super League. Mais ils ne sont pas les seuls...

Le capitaine servettien Anthony Sauthier et ses hommes ont pour mission la promotion en Super League. Mais ils ne sont pas les seuls... Image: Eric Lafargue

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Christian Binggeli, Président de NE Xamax

«Cette promotion en Super League, je la veux et j’y crois. Dans le club, on a tous envie d’y arriver. Jouer contre Bâle ou Sion serait la garantie de remplir régulièrement la Maladière. La saison dernière, nous avons été les seuls à inquiéter Zurich, sans jamais lâcher prise.

On ne va quand même pas déclarer qu’on vise le maintien alors que Xamax vient de terminer deux fois à la deuxième place. Afficher clairement nos ambitions reste le meilleur moyen de remotiver tout le monde, l’équipe, le public. Côté joueurs, nous avons misé sur la stabilité et ceux que nous avons engagés correspondent totalement à la mentalité locale.

Ils sont venus pour le club, pour mouiller le maillot et pas pour l’argent. Xamax est une équipe qui joue au foot, qui se bat, qui ne triche jamais, c’est pour cela que le public est si tolérant avec nous. Le côté gauche de notre défense était notre point faible? J’ai confiance en Janick Kamber pour y remédier. De retour chez nous, Tréand, une valeur sûre, nous sera très utile dans le couloir. Côté avant-centre, les tests n’ont pas été concluants mais une piste devrait bientôt être finalisée.

Les abonnements ont augmenté de 15% et, même s’ils n’apportent pas de grosses sommes, les petits sponsors à 5000 ou 10 000 francs se multiplient. On sent un élan. Mais je ne suis pas naïf, je sais que, si on perd nos trois premiers matches, tout cela s’effondrera comme un château de cartes. C’est le football. Quant à ceux qui estiment que, vu nos limites financières, notre place n’est pas en Super League, je ne suis pas d’accord.

Comme Thoune le prouve saison après saison, on peut se maintenir à ce niveau avec un budget de 7 millions. Xamax, ce sera Thoune II. Dans le foot, il faut surtout du caractère, des personnalités. Avec Servette, Aarau, Schaffhouse et Vaduz, qui nourrissent tous l’ambition de monter, cette saison s’annonce beaucoup plus équilibré que la dernière. Il y aura de très beaux duels.»

Didier Fischer, Président du Servette FC

«Oui, nous voulons monter en Super League. C’est l’objectif que nous nous sommes fixé. Nous allons nous battre pour cela. Lorsqu’on monte un projet sportif et qu’on n’a pas d’ambition, on travaille pour rien, cela n’en vaut pas la peine. J’ai une absolue confiance en Meho Kodro, notre entraîneur. C’est quelqu’un de très compétent, quasi insensible à la pression, dont le travail est basé sur la sérénité et le détail.

L’équipe que nous avons construite est clairement plus forte que celle de la saison dernière. Une colonne vertébrale de joueurs expérimentés est là pour entourer, faire progresser les jeunes, dont quatre nouveaux issus de notre académie. Tout dépendra de cette alchimie. Et, côté mercato, il devrait y avoir encore une ou deux annonces ces prochains jours. Le cas Nsamé, notre buteur? Plus que jamais, il fait partie de notre projet. Avec lui, les choses ont toujours été claires. Nous ne le laisserons partir qu’en cas d’offre suffisante pour engager un joueur de son calibre et, de son côté, en cas d’opportunité exceptionnelle. Or la seule proposition que nous ayons reçue, celle de YB, ne remplit pas ces deux conditions. Après une blessure, Nsamé a repris l’entraînement et il a tout intérêt à être à 100% avec nous.

La reconstruction du Servette, nous l’avons entamée en juin 2015. Aujourd’hui, le club progresse, performe. Les échos sont favorables, on parle en bien de Servette. L’argent rentre et c’est bon signe. On ne tremble pas au moment de payer les salaires. Les fans estiment, au vu du nom et de l’histoire du club, que la seule place du Servette est en Super League, et ils ont raison. Mais ce n’est pas l’histoire qui va nous faire monter.

Je n’ai plus vingt ans. Je sais que seul un travail acharné peut nous permettre de réussir notre pari. Si, dans un avenir proche, Servette joue contre Bâle, Sion et Zurich, c’est qu’il aura mérité d’être là et que nous aurons les moyens de nous battre contre de telles équipes.» (Le Matin)

Créé: 17.07.2017, 08h48