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Lüthi: «Le MotoGP est mon but»

Motocyclisme

Il y a dix ans, Thomas Lüthi participait, ici au Sachsenring, à son premier GP de championnat du monde. Il n'avait pas encore 16 ans. Champion du monde en 2005, dans le peloton de tête de la classe Moto2 cette saison, il parle autant du temps à venir que du temps passé.

Interview: Jean-Claude Schertenleib. Mis à jour le 05.07.2012

Image: Keystone

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Thomas, si vous ne deviez retenir qu'une seule image de votre premier GP, il y a dix ans, sur ce circuit du Sachsenring?

Une image, c'est difficile, puisque tout était nouveau pour moi. En revanche, je me rappelle très bien d'avoir été impressionné en piste.

Comment?

C'était la seconde journée d'essais, j'en étais à mon troisième ou quatrième tour, je me sentais de mieux en mieux. Même sans chrono, un pilote sent quand il est bien, j'enchaînais les virages et j'étais juste en train de me dire: "Ouahh, Tom, ça, c'est bien!" quand Manuel Poggiali, le champion du monde de l'époque, m'a passé par l'extérieur. Trois virages plus loin, il n'était déjà plus dans mon champ de vision.

Que se dit, alors, le gamin que vous étiez?

Je me suis arrêté immédiatement à mon stand et j'ai crié à tout le monde que ce n'était tout simplement pas possible de rouler aussi vite avec une 125 cm3.

Vous n'imaginiez alors pas que, dix ans plus tard, vous seriez toujours là?

J'avais passé de l'école à la compétition. Je n'avais pas le moindre apprentissage, les choses se sont enchaînées et mes parents ont toujours été derrière moi. Dans un pays où l'on dit ne pas aimer prendre les risques, ils ont accepté que je tente ma chance "professionnellement", en se disant bien que si ça n'allait pas, je pourrais très bien commencer un apprentissage à l'âge de 20 ans. Je leur dois tout.

Les études ne vous ont jamais manqué?

Non, l'école, c'était une horreur pour moi. La dernière année, j'ai fait le minimum nécessaire car c'était le deal avec mes parents: si les notes ne suivaient pas, je n'avais pas le droit de quitter Linden le vendredi soir pour rejoindre les circuits du championnat d'Allemagne.

Et dans dix ans, vous serez encore là?

Je peux très bien me l'imaginer, oui.

Donc, le rêve MotoGP est toujours réel?

Mais ce n'est pas un rêve, c'est un but.

Mais n'est-ce pas un rêve impossible?

Non, je sais que le pilote Thomas Lüthi doit avoir du succès en course. Si c'est le cas, mon manager, Daniel-M. Epp aura les atouts nécessaires entre ses mains. (Le Matin)

Créé: 05.07.2012, 15h29

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