Federer: «Je suis désolé»
Tennis
—Par Christian Maillard. Mis à jour le 13.02.2012 72 Commentaires
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«Si j’ai commis une faute, Je suis désolé pour tout le monde.» Roger Federer a tenu hier soir, au «19.30», a mettre les choses au point, a assurer qu’il n’avait pas voulu blesser Stan Wawrinka, que le week-end avait été difficile pour tous mais qu’il reviendra jouer avec lui en Coupe Davis, même si les fans l’ont, hier égratigné. «Pathétique», «typique d’un fils unique qui regarde son nombril à longueur de saisons». Sur le site du «Matin», les internautes n’ont pas été tendres avec lui, le traitant de «mauvais perdant», après la claque (0-5) subie à Fribourg face aux Etats-Unis.
«J’ai fait un bon double, Stan pas mal. (…) Contre Fish, je pense qu’il n’a pas eu son rendement attendu.» Ces propos, qui ont fait couler beaucoup d’encre, n’auraient jamais dû sortir du vestiaire. Le No 3 mondial, habituellement si mesuré pour ne pas froisser le peuple suisse, a surpris tout son monde. En attaquant son fidèle second, le champion bâlois, qui a balayé d’un revers une quelconque autocritique, avait choqué la vox populi.
«Ce n’est pas la manœuvre la plus intelligente qu’il ait faite, reconnaît le politologue vaudois François Cherix, qui n’avait pas été habitué, lui non plus, à un tel comportement de Roger Federer. Tant qu’il était au sommet de sa gloire, il avait la grandeur et l’élégance de ne pas critiquer ses adversaires ou son coéquipier, estime-t-il. Je qualifierais cet incident comme un retour de Roger dans la dimension humaine. On se rend compte qu’il est faillible, que sa communication n’est pas toujours parfaite. Je pense qu’il est tellement habitué à se trouver au-dessus de la mêlée que lorsqu’il est amené à descendre de son Olympe les situations deviennent, dans le sillage de sa fin de carrière, plus difficiles pour lui.»
Ne pas en faire une montagne
S’est-il passé quelque chose en coulisses? «Je pense surtout que sa grande déception l’a plongé dans un état émotif assez important, estime le coach mental Romain Ducret. Peut-être bien qu’aujourd’hui, il regrette ses paroles, qui ont dépassé ses pensées. Mais cela arrive à chaque être humain de perdre son contrôle. On doit tous être tolérants.»
Consultant en marketing sportif, Luigino Torrigiani est aussi d’avis que cet épisode fribourgeois ne va pas écorner l’image du Maître. «Il ne faut pas faire une montagne d’un bout de phrase dans un contexte. Je pense qu’il faut faire preuve de compréhension. En termes d’image, je ne suis pas inquiet pour Roger Federer, ce serait vraiment chercher la petite bête. Nous les Suisses, on aime s’autoflageller. Il n’a pas eu le mot ou la phrase idéale, mais ça reste dans des limites totalement acceptables.» Et puis, il s’est excusé! (Le Matin)
Créé: 13.02.2012, 22h53
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72 Commentaires
Mais il faut bien reconnaître que les principaux responsables de cette avalanche de haine envers le plus grand sportif (tous sports confondus !) que la Suisse n'ait jamais connu et ne connaîtra certainement pas avant des dizaines d'années au mieux (désolé Didier Cuche), sont les journalistes qui ont sournoisement déformé les propos de Federer afin des les amplifier, d'où cette ridicule affaire. Répondre
C'est un grand sportif mais aussi un être humain. Quand on est frustrée on peu dire des choses qu'on regrette après ... laissez le tranquille quoi! Répondre


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