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L'heure de vérité pour Roger Federer

Open d'Australie

Le Bâlois affronte l'indestructible Novak Djokovic en demi-finale. Un choc commenté en direct dès 9h30.

Mis à jour le 28.01.2016 9 Commentaires

1/51 Le Serbe Novak Djokovic a remporté son 6e titre à l'Open d'Australie en battant en finale le Britannique Andy Murray en trois sets 6-1, 7-5, 7-6 (7/3). (31 janvier 2016)

   

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L'heure de vérité sonnera ce jeudi soir à 19h30 (09h30 en Suisse) pour Roger Federer. Sa douzième demi-finale à l'Open d'Australie peut marquer un tournant dans sa carrière.

S'il s'impose contre Novak Djokovic, l'homme qui fut son «cauchemar» l'an dernier, le Bâlois voguera sans doute d'une manière irrésistible vers un dix-huitième titre du Grand Chelem. Sans faire injure au joueur qui sera son adversaire dimanche, le sentiment unanime à Melbourne fait de cette demi-finale de jeudi une finale avant la lettre. «Rencontrer Djokovic déjà au stade des demi-finales ne veut pas dire que mon tableau soit un mauvais tableau, souligne Roger Federer. Ma seule ambition est de gagner le titre. Et pour y parvenir, on doit bien, à un moment donné, battre Djokovic.»

Il y était parvenu en novembre dernier lors du round robin du Masters de Londres. Malheureusement pour lui, Novak Djokovic avait pris sa revanche lors de la finale. «Ces deux matches doivent me servir dans l'approche de cette demi-finale, explique Roger Federer. J'étais parvenu à le surprendre dans le premier. Mais en finale, Djokovic avait su trouver toutes les réponses. Je me souviens aussi avoir très mal servi en seconde balle. Au point que cela était inacceptable à mes yeux. Jeudi, il conviendra dans un premier temps de me concentrer sur mes jeux de service.» Ne pas abandonner un break en début de rencontre sera, en effet, crucial.

«Il prend trop de risques»

Ancien mentor de Lleyton Hewitt et d'Andre Agassi, Darren Cahill a toujours suivi d'un oeil particulier les rencontres de Roger Federer. L'entraîneur australien fut, en effet, très proche du regretté Peter Carter, le premier coach de Roger Federer disparu tragiquement dans un accident de la circulation en 2002.

Selon lui, les défaites de Roger Federer l'an dernier devant Novak Djokovic lors des finales de Wimbledon, de l'US Open et du Masters s'expliquent pour une seule raison: «la marge de sécurité que Federer peut s'offrir contre les autres joueurs n'existe plus contre Novak Djokovic, dit-il. Face à Djokovic, il est convaincu que ses attaques doivent toucher la ligne pour gagner le point. Il prend trop de risques».

Cette explication se tient. A Wimbledon et à l'US Open, le Bâlois avait été éblouissant en demi-finale contre Andy Murray et Stan Wawrinka. En finale en revanche, on n'avait pas retrouvé la même grâce, la même fluidité dans son jeu. Comme si les formidables qualités défensives du Serbe retenaient son bras. «Djokovic est le meilleur relanceur du Circuit, reconnaît Roger Federer. Il a surtout une main gauche très forte qui lui permet d'armer des passing en revers dans presque n'importe quelle position.»

Ljubicic en piste

Tout sera donc une question d'équilibre pour Roger Federer: attaquer sans se montrer trop gourmand. C'est là où Ivan Ljubicic, son nouveau coach, doit entrer en scène. Une fois le départ de Stefan Edberg acquis, le Bâlois a cherché un entraîneur susceptible de lui offrir de nouvelles pistes pour battre Djokovic.

Or, le Croate a partagé un temps avec le Serbe le même entraîneur en la personne de l'Italien Riccardo Piatti, l'actuel mentor de Milos Raonic. S'il y a des «secrets» sur Djokovic que Federer n'a pas encore percés, Ivan Ljubicic est peut-être en mesure de les lui révéler...

(si/nxp)

Créé: 28.01.2016, 00h23

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9 Commentaires

Jean Pierre

28.01.2016, 07:12 Heures

Je ne suis pas très rassuré par le discours de Federer, j'espère qu'il n'est pas en train de développer un complexe contre Djokovic comme il l'a fait, par le passé, avec Nadal. Le fait de rencontrer le No 1 mondial en demi-finale est plutôt un avantage, surtout avec deux jours de récupération derrière, Roger a donc toutes les cartes en main, en plus d'un tennis unique qui peut faire la différence. Répondre


Jean Pierre

28.01.2016, 07:15 Heures

J'aime beaucoup les analyses de Darren Cahill et je n'ai jamais compris pourquoi Roger n'a pas fait appel à lui, quand il en avait la possibilité. Je sais qu'il apprécie son indépendance et diriger la stratégie globale avec, il faut le reconnaître, beaucoup de lucidité et des réussites uniques à la clé, mais Darren Cahill aurait pu lui apporter des solutions différentes face à Nadal puis Djokovic. Répondre



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