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Adèle Thorens veut l’argent d’UBS mais sans condition

Financement des partis

La nouvelle coprésidente des Verts ne se braque pas contre l’argent des banques: «c'est bon pour la vitalité des partis!» Mais pas question qu’elles imposent une orientation politique prédéfinie.

Interview: Xavier Alonso. Mis à jour le 25.04.2012 10 Commentaires
La nouvelle coprésidente des Verts, Adèle Thorens, n'a aucun problème avec l'argent du privé pour financer le parti. Mais elle entend que les critères soient clairs.

La nouvelle coprésidente des Verts, Adèle Thorens, n'a aucun problème avec l'argent du privé pour financer le parti. Mais elle entend que les critères soient clairs.
Image: Keystone

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«Au moins, c’est clair!» s’exclame la toute nouvelle coprésidente des Verts Adèle Thorens en réaction à l’annonce d’UBS de financer à hauteur de 1 million par année les partis politiques suisses qui s’engagent «pour la concurrence et l’économie de marché».

Chez les Verts aussi, comme au Parti socialiste (PS), la question des dons de l’économie privée anime les débats. L’année dernière, les Verts suisses avaient reçu une petite somme de la part de la banque Raiffeisen.

Développer des critères

Et suite à la proposition du Credit Suisse en mars, et d’UBS aujourd’hui, la question devient brûlante. «Nous sommes en train de développer des critères et aurons une discussion à ce sujet. Je ne peux donc me prononcer», avance avec prudence Adèle Thorens.

«Nous serions bien bêtes de nous en priver alors que des partis de droite, comme le PLR et l’UDC, sont largement soutenus. Refuser par principe ne fait qu’accroître l’inégalité et les différences de moyens des partis», estime la conseillère nationale vaudoise.

Elue coprésidente des Verts Suisse samedi dernier, avec la Bernoise Regula Rytz, Adèle Thorens ne fait pas de l’argent du privé une question taboue. «A titre personnel, j’y suis favorable mais alors à certaines conditions. Comme celle qu’il n’y a pas de conditions», lance la Vaudoise.

Quelque chose à se faire pardonner?

«C’est très bien que des banques – tiens c’est drôle, on dirait qu’ils ont quelque chose à se faire pardonner – soutiennent la vitalité des partis et contribuent ainsi à renforcer notre système politique, mais je m’imagine mal qu’elles financent une orientation politique prédéfinie», explique Adèle Thorens qui se réjouit de discuter de cette thématique avec la nouvelle présidence des Verts suisse à six personnes. La recherche de fonds pour le parti est l'une des priorités que s'est d'ailleurs fixé la coprésidente des Verts suisses. (Newsnet)

Créé: 25.04.2012, 16h03

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10 Commentaires

Encore_a_l_UBS Mais_sortie_en_vue

25.04.2012, 16:48 Heures
Signaler un abus 6 Recommandation 0

Quand l'UBS a reçu une aide financière substantielle et salutaire de la part de la Confédération pour sortir de sa crise, elle n'a pas demandé par qui ces fonds avaient été approuvés, ni quelles étaient les orientations politiques des contribuables qui ont rempli ces fonds. Pourquoi l'UBS pose-t-elle des conditions maintenant au lieu de simplement renvoyer l'ascenseur sans discrimination ? Répondre


politiques mous ploutocrates durs

25.04.2012, 16:29 Heures
Signaler un abus 4 Recommandation 0

Réaction d'une mollesse affligeante de la part de la nouvelle co-présidente! Quand l'UBS a le culot de déclarer conditionner son soutien financier des partis au soutien politique "de la concurrence et de l’économie de marché" (i.e. au soutien des banques), c'est avec le mépris complet et exclusif qu'il faut répondre à ces banksters fossoyeurs de la démocratie. Répondre



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