Samedi 1 octobre 2016 | Dernière mise à jour 04:17

Prévoyance Ce qu'il faut en cas de catastrophe

Riz, huile, sucre et conserves, «Le Matin» a fait des réserves pour une famille, comme le préconise Berne.

«Il faut gérer ses réserves en flux tendus, pour éviter le gaspillage», conseille Dominique Locher,CEO de LeShop.ch.

«Il faut gérer ses réserves en flux tendus, pour éviter le gaspillage», conseille Dominique Locher,CEO de LeShop.ch.

Les besoins pour une famille (deux adultes et deux enfants), pendant une semaine.

Rotation des vivres, pour la Confédération et pour la maison

Depuis 2012, LeShop est associé à la chaîne suisse de sauvetage. Concrètement, cinquante articles, représentant 1000 kilos de vivres, sont stockés dans un entrepôt de Bremgarten en cas de catastrophe.

Ces denrées doivent être livrables en 5 h à Kloten pour permettre à l’équipe de s’envoler et intervenir dans des zones sinistrées. «Ce projet m’a fasciné, explique Dominique Locher, CEO de la société de grande distribution en ligne. Jusqu’à présent, la chaîne suisse de sauvetage achetait des aliments et les stockait.

Or, beaucoup de produits étaient périmés avant de servir et devaient être jetés.» Une grosse somme gaspillée. Grâce à un système de rotation des vivres, Dominique Locher et son équipe s’assurent que les produits du stock ne sont pas perdus en les mettant en vente bien avant la date limite de consommation.

Cette expérience développée avec la Direction du développement et de la coopération, Dominique Locher estime qu’elle peut aussi être utile à domicile. «Les réserves à la maison doivent également être gérées en flux tendus. Il faudrait continuellement se servir des réserves pour la cuisine au quotidien. Mais il faut être très rigoureux pour les remplacer immédiatement dans le stock.» Une discipline qui permettrait d’éviter un gaspillage dénoncé par certains politiciens

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Son intervention fait grand bruit depuis fin janvier. L’ex-chef de l’aide humanitaire suisse, aujourd’hui à la tête de l’Exercice du Réseau national de sécurité (ERNS) Toni Frisch avait recommandé aux ménages de constituer des réserves alimentaires. Une pratique largement abandonnée depuis 1982 et l’adoption de la loi sur l’approvisionnement économique du pays. Or, selon le scénario catastrophe mené l’an dernier par l’ERNS, les résidents devraient être préparés à affronter des scénarios catastrophe.

Sans rentrer dans la psychose, «Le Matin» a décidé de jouer le jeu et s’est constitué une réserve pour une famille de quatre personnes, suffisante pour tenir une semaine entière. Les recommandations de l’Office fédéral pour l’approvisionnement économique du pays ont été scrupuleusement respectées. Eau minérale en quantité suffisante, fruits secs, huile, sucre, conserves de viande, de poisson et de légumes ainsi que biscuits, chocolat, lait et oléagineux ont été mis sur cette liste. Mais aussi lampe de poche, piles, allumettes et produits d’hygiène.

Au final, la quantité de provisions à constituer est assez impressionnante: les réserves pèsent un peu plus de 100 kilos. Autant dire qu’il faut avoir des étagères très solides à la cave! Question budget, la facture s’élève à un peu moins de 300 francs.

Mathilde Chappuis, diététicienne diplômée, a examiné cette liste. Elle permettrait de couvrir les besoins d’une famille de quatre (dont deux ados, les enfants mangeant un peu moins) pour une semaine. La Genevoise a donné quelques conseils alimentaires en cas de crise ainsi que des astuces pour égayer le quotidien, du moins alimentaire, en cas de crise.

L'eau
L’élément le plus important de la liste. «Il faut compter au minimum un litre d’eau à boire par personne et par jour», explique la diététicienne au Centre de consultations nutrition et psychothérapie (CCNP). A cela s’ajoute la quantité nécessaire pour cuisiner ainsi que l’hygiène. La liste du «Matin» comporte 36 litres d’eau, à savoir 1,5 litre par personne pour six jours. En espérant que la crise ne s’éternise pas. Mathilde Chappuis signale aussi que si le thé et le café peuvent être consommés, ils ont un effet déshydratant au-delà de deux à trois tasses. Avec des réserves en eau limitées, il serait ainsi contre-productif d’en boire trop.

L’huile
La spécialiste explique que, pour combler les besoins en oméga 3, l’huile de colza est la plus intéressante. Par contre celle-ci ne résiste pas à la cuisson. C’est pourquoi elle préconise également une huile d’olive, monoinsaturée. La quantité recommandée est de minimum 30 g par jour et par personne, à savoir une cuillère à soupe ajoutée par repas. La quantité d’huile stockée (8 litres) paraît énorme, d’autant plus qu’il est possible de récupérer l’huile des conserves.

Les conserves
De légumes, de poissons, de viande, elles ont l’avantage de se garder très longtemps. Autre qualité relevée par Mathilde Chappuis: les aliments contiennent plus de fer car ils ont été en contact avec la boîte. Un bonus non négligeable pour éviter les carences.

Les protéines
Animales, mais aussi végétales. C’est pourquoi la thérapeute au CCNP recommande d’ajouter du quinoa et des lentilles dans ses réserves. Quant au corned-beef, pas forcément aimé de tous, il pourra être substitué avantageusement par des poissons gras, riches en oméga 3, comme le maquereau, la sardine ou le thon.

Les glucides
«Ils agissent comme carburant pour le corps. La moitié de ce qu’on mange devrait être composée de sucre.» Fruits secs, chocolat, biscuits, mais aussi pâtes et riz: toutes les solutions sont valables.

La température
Manger chaud ou froid? Au niveau nutrition, il n’y a aucune différence. Par contre, la spécialiste rappelle que les aliments chauds apportent du bien-être, élément non négligeable dans une situation difficile.

La variété
«Si on consomme quatre jours de suite la même chose, la nourriture sera moins appétissante, rappelle Mathilde Chappuis. Par conséquent on mangera moins et on augmentera les risques de tomber malade.» C’est pourquoi il est important de stocker des produits variés et de tenter des recettes différentes. Comme une salade de riz au thon et petits pois, des lentilles avec haricots et fromage ou encore les classiques pâtes, sauce tomates, thon avec un peu d’huile d’olive. Un festin au fond du bunker, ou presque. (Le Matin)

(Créé: 10.02.2015, 14h09)

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