Christoph Blocher: «Moi aussi j'ai craqué»
Parlement de milice
—Par Marc-Henri Jobin. Mis à jour le 03.10.2012 23 Commentaires
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Christoph Blocher photographié le 2 mars 1988 à l'occasion d'une conférence de la presse où les partis bourgeois annoncent renoncer au projet de centrale nucléaire à Kaiseraugst. (Image: Keystone )
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Fin des années 80, début des années 90: l'industrie textile était en crise et il menait campagne contre l'entrée de la Suisse dans l'Espace économique européen (EEE). «J'ai craqué nerveusement», confie Christoph Blocher au Tages-Anzeiger.
«Cela arrive. Chacun peut être touché», rapporte mercredi le leader charismatique de l'UDC. Lui qui a oeuvré 24 ans comme chef d'Ems-Chemie et Conseiller national aurait aussi choisi son entreprise, s'il avait dû faire un choix, comme son jeune collègue de parti Peter Spuhler vient de le faire.
Contre la professionnalisation
Le départ de Peter Spuhler du parti, les difficultés professionnelles de Christoph Mörgeli, le burnout de Nathalie Ricki: les doubles mandats des politiciens de milice sont-ils encore supportables? Lui-même a toujours défendu l'idée d'une «responsabilité globale», répond Christoph Blocher.
Pour lui «un entrepreneur doit être à la fois chef d'entreprise, conseiller national, officier et père de famille». Pour cela, il a renoncé à la vie mondaine.
Du reste, l'UDC zurichois ne voit pas d'un bon oeil la professionnalisation rampante des élus politiques. De plus en plus de Conseillers nationaux et aux États sont engagés par des associations et des organisations et se transforment en lobbyistes.
Un tiers du revenu au maximum
«Il faut freiner à tout prix cette évolution fatale», estime Christoph Blocher. «Les politiciens de métier deviennent des bureaucrates cracheurs de dossiers», résume-t-il. Seuls les parlementaires miliciens peuvent rendre compte de la vraie vie.
Du point de vue de Christoph Blocher, les dédommagements versés aux membres du Parlement devraient être limités et ne pas dépasser un tiers du revenu. Comme il est peu probable que le Parlement adopte de lui-même une telle mesure, il faudrait pour y arriver lancer une initiative, propose Christoph Blocher, qui cependant n'a aucun plan concret. (Newsnet)
Créé: 03.10.2012, 12h47
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23 Commentaires
Tiens, je croyais que pour l'udc, les maladies psychiques n'existaient pas et ceux qui en souffraient n'étaient que des simulateurs. Répondre
Je ne partage pas du tout les idées de M. Blocher, mais concernant le fait que les politiciens professionnels sont déconnectés de la réalité, il a entièrement raison et il met le doigt sur un réel ploblème, comme souvent. Répondre
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