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Demande d’action contre la mendicité des enfants roms

Mendicité organisée

L'Union suisse des villes demande une action nationale contre la mendicité des jeunes roms. Pour elle, ces mineurs sont «avant tout des victimes».

Mis à jour le 27.03.2012
(Archives) Une jeune mendiante et un enfant en 2009 sur la place Saint-François, à Lausanne.

(Archives) Une jeune mendiante et un enfant en 2009 sur la place Saint-François, à Lausanne.

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La lutte contre la mendicité organisée doit inclure des mesures particulières pour les enfants. Ceux-ci, souvent arrachés à leur famille et exploités, doivent être considérés d’abord comme des victimes. Berne a lancé un projet en 2009 qui pourrait faire école dans les autres villes suisses.

La mendicité organisée étroitement liée à une petite criminalité est un thème récurrent à Genève, Lausanne, Bâle ou Lucerne. Elle implique des enfants qui lorsqu’ils sont arrêtés retrouvent aussitôt la liberté sans conséquences pénales en raison de leur âge. Derrière ces petits larcins se cachent des réseaux criminels originaires d’Europe de l’Est qui pratiquent une véritable traite d’êtres humains.

Pour lutter contre ce phénomène, l’Union des villes suisses (UVS) a lancé une réflexion en vue d’une nouvelle approche, mieux coordonnée, à l’échelle suisse, a indiqué mardi à Berne son directeur adjoint Martin Tschirren. Elle s’est inspirée du projet Agora mené à Berne depuis 2009.

L’expérience a consisté à retracer les itinéraires des mendiants afin de cerner les commanditaires et de protéger activement les victimes. Elle a montré des bandes très bien organisées, mobiles et qui exploitent des mendiants dépourvus de pièces d’identité. La police a arrêté et contrôlé au total 638 étrangers, dont 69 enfants non accompagnés.

Large réseau d’informateurs

Cette action s’est réalisée grâce à un réseau allant de la Confédération au canton en passant par les représentations diplomatiques des pays de provenance des mendiants. Depuis, la ville de Berne a perdu de son attrait pour les bandes de criminels», a déclaré Reto Nause, directeur de la sécurité de la ville de Berne.

Ce projet pionnier doit servir aux villes suisses à mieux lutter contre la mendicité organisée, a expliqué Martin Tschirren. Il est en effet souhaitable d’avoir à terme une procédure nationale et qu’elle soit largement coordonnée. Cette réflexion a été soumise cette semaine aux représentants des villes membres de l’UVS et a rencontré un très grand intérêt.

L’objectif est de protéger et d’aider les jeunes victimes en étudiant au cas par cas un éventuel retour dans leur pays d’origine. Par ailleurs, il s’agit de rassembler des indices d’une éventuelle traite d’êtres humains afin de sanctionner les commanditaires. Ces enquêtes qualifiées de «longues et difficiles» par Boris Mesaric, chef du Service de coordination contre la traite d’êtres humains à fedpol, sont souvent utiles pour d’autres cas. (ats/Newsnet)

Créé: 27.03.2012, 13h21

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