Samedi 10 décembre 2016 | Dernière mise à jour 05:01

Violence Deux taxis braqués en 48 h

Deux chauffeurs se sont fait agresser ce week-end à Genève. L’un est blessé, l’autre indemne. Ces cas ne sont pas isolés.

Un taximan a été blessé par un tir de pistolet à la grenaille hier à la rue de Genève, à Thônex (ci-dessus). La veille, une agression avait eu lieu en ville de Genève.

Un taximan a été blessé par un tir de pistolet à la grenaille hier à la rue de Genève, à Thônex (ci-dessus). La veille, une agression avait eu lieu en ville de Genève. Image: Christian Bonzon

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L’un a de longues années d’expérience, l’autre est nouveau dans le métier. Farid* et Mounir*, deux chauffeurs de taxi de Genève, se sont fait agresser au cours du week-end par des clients qui leur réclamaient la caisse. Deux cas qui ne sont que les derniers d’une inquiétante série et qui alimentent le sentiment de peur chez les taximen genevois.

A bout portant

Braqué dans la nuit de samedi à dimanche, Farid a eu très chaud. Il est 3?h lorsque son client, accompagné d’une femme, s’en prend à lui dans une rue de Thônex. «Il a refusé, alors son agresseur lui a tiré dessus deux fois, à bout portant, avec un pistolet à grenaille», explique le porte-parole de la police genevoise, Eric Grandjean, confirmant une information de la Tribune de Genève. «Il ne faut pas ignorer le risque mortel de ce genre d’arme, mais, en l’occurrence, le chauffeur est brûlé au niveau du dos et saignait à la hauteur de l’oreille. Ces jours ne sont pas en danger.» La victime, un chauffeur de longue date, sans souci aucun à son actif, a été acheminé à l’hôpital. Son agresseur, âgé de 26?ans, a pour sa part été interpellé par la police. «Il n’a pas encore été interrogé, son taux d’alcool, de 1,45‰ au moment des faits, devant encore baisser», ajoute Eric Grandjean. Mounir, lui, a été agressé dans la nuit de vendredi à samedi. «Pour ma part, j’ai eu beaucoup de chance», confie ce chauffeur de taxi genevois, qui exerce le métier depuis deux ans. «Quand le gars a sorti son arme, sans doute un pistolet PPK, j’ai eu la présence d’esprit de composer le 117 et j’ai poursuivi la conversation avec mon agresseur pour que la police l’entende.» Les forces de l’ordre ont pu le localiser et intervenir rapidement avec deux voitures. «Dès que je les ai vus, j’ai tiré le frein à main et suis sorti de ma voiture à toute vitesse, raconte-t-il. Je n’ai donc pas été blessé, et lui a été interpellé de suite.» Les collègues de Farid et Mounir, eux, disent avoir peur. «Il y a eu de nombreux cas similaires récemment, toujours des clients qui agressent des chauffeurs pour avoir leur caisse, raconte ainsi Hedi Zayani. Et, sur le siège avant, nous sommes particulièrement vulnérables, à la merci de tous les petits gestes.» Sans compter que, selon Pierre Jenni, président de Taxiphone, à Genève, un chauffeur qui se fait braquer a tendance à l’être une seconde fois. «Ils sont mal à l’aise et cela se sent, ce qui pousse un agresseur hésitant à passer à l’acte», note-t-il. Les taximen genevois devraient se rencontrer ces prochains jours. «Nous allons réfléchir au moyen de nous protéger, par exemple avec des caméras embarquées, explique Hedi Zayani. Mais sans doute aussi lancer une petite action pour sensibiliser les gens aux risques de notre métier.» (Le Matin)

(Créé: 22.07.2012, 22h56)

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