ACCUEIL 22.11.2014 Mis à jour à 22h14

L’UDC critique la révision de la loi sur l'asile

Asile

L'UDC a dévoilé lundi son programme drastique pour limiter l'attrait de la Suisse sur les demandeurs d'asile et critiqué vertement les mesures préconisées par la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga.

Mis à jour le 20.02.2012
L'UDC lundi en conférence de presse. De gauche à droite: les conseiller national Hainz Brand (GR) et Christophe Blocher (ZH) et le président de parti Toni Brunner.

L'UDC lundi en conférence de presse. De gauche à droite: les conseiller national Hainz Brand (GR) et Christophe Blocher (ZH) et le président de parti Toni Brunner.
Image: Keystone

L’UDC veut empoigner les grands moyens pour réduire l’attrait de la Suisse sur les demandeurs d’asile. Au menu du parti: réduction des aides financières, restrictions pour l’examen des demandes et retrait de la compétence d’examiner les recours au Tribunal administratif fédéral.

L’Union démocratique du centre (UDC) a aligné les critiques contre la politique d’asile. La cheffe du Département de justice et police (DFJP), Simonetta Sommaruga, «se contente d’administrer au lieu de résoudre la problématique», a fustigé le président du parti Toni Brunner lundi lors d’une conférence de presse à Berne.

Christoph Blocher, ministre déchu de la justice, a exigé une accélération des procédures. Il s’agit de faire exécuter rigoureusement les décisions, en particulier de renvoi, a estimé le Zurichois. Le projet de révision de la loi sur l’asile présenté au Parlement «n’apportera aucune amélioration, bien au contraire», selon lui.

L’UDC va proposer un tour de vis en une quarantaine de points à la commission des institutions politiques du National, qui se penche sur la révision dès la fin de la semaine. Il faudrait par exemple baisser immédiatement les forfaits d’aide d’urgence versés aux cantons pour les inciter à renvoyer plus rapidement les requérants déboutés, a expliqué Christoph Blocher.

Contrôles aux frontières

La Suisse devrait réintroduire les contrôles frontaliers avec les Etats qui n’appliquent pas correctement l’accord de Dublin sur la reprise des demandeurs d’asile. L’UDC vise en particulier l’Italie. Autre axe d’intervention, la création de plus de place de détenions pour les requérants criminels.

L’objection de conscience et la désertion ne devraient plus être un motif d’asile, tout comme le fait de mener une action politique en exil. Seules les personnes ayant déclaré leur identité devraient toucher l’aide sociale et d’urgence. Ces prestations ne devraient être accordées qu’en nature, par exemple sous la forme de coupons pour des magasins. L’aide d’urgence serait limitée à quatre mois.

L’UDC veut supprimer le droit au regroupement familial pour les personnes admises provisoirement. Plus question d’accorder une autorisation de séjour aux personnes considérées comme des cas de rigueur.

Instance de recours

Autre axe d’intervention, l’accélération des procédures d’asile. Les démocrates du centre veulent créer une nouvelle instance de recours «à laquelle on pourra imposer des règles en termes de quantités d’affaires à liquider et de durée de traitement».

La compétence serait donc retirée au Tribunal administratif fédéral, accusé de faire de la résistance. Dans son catalogue, l’UDC prône encore la suppression de l’effet suspensif des recours contre des décisions de non-entrée en matière, ainsi que l’introduction d’un examen préalable pour vérifier la présence de motifs d’asile. (ats/Newsnet)

Créé: 20.02.2012, 17h13

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