ACCUEIL 20.10.2014 Mis à jour à 09h56

L'UDC veut un plan de crise si les banques européennes plongent

Dette européenne

A Berne, la nervosité monte. L'UDC demande un débat urgent aux Chambres fédérales. Le Conseil fédéral planche sur des scénarios de crise. Et la Banque nationale suit la situation minute par minute.

Par Arthur Grosjean. Mis à jour le 30.05.2012 12 Commentaires
La crise de la dette en Europe, si elle s'aggrave, aura des répercussions sur la Suisse.

La crise de la dette en Europe, si elle s'aggrave, aura des répercussions sur la Suisse.
Image: Keystone

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Alerte rouge. Quand ce n'est pas la Grèce qui navigue à vue dans un océan de dettes, ce sont les banques espagnoles qui font naufrage entraînant la chute des Bourses. La Commission européenne vient de demander à ses pays membres de redoubler d'efforts pour redresser la barre.

Et la Suisse? Elle souffre de la chute de l'euro mais craint de se prendre une vague encore plus forte si la Grèce sort de la monnaie européenne ou si des instituts bancaires espagnols boivent définitivement la tasse.

C'est dans ce contexte tendu que l'Union démocratique du centre (UDC) tire aujourd'hui la sonnette d'alarme à Berne. Le parti conservateur réclame un débat urgent des Chambres fédérales pendant cette session d'été sur la crise bancaire européenne.

Quel plan de secours?

L'UDC redoute une escalade de la crise en Europe «qui ferait perdre confiance aux clients bancaires et les inciterait à retirer des fonds importants des établissements bancaires». Il pense que la Suisse en subirait le contre-coup.

Le parti nationaliste demande ce que fait concrètement le Conseil fédéral. Il veut savoir quels sont les scénarios envisagés, quelles mesures préventives le Gouvernement a adoptées et quel plan d'action il a arrêté en cas de crise très grave et profonde.

Gouvernement avare de détails

Le Gouvernement répondra-t-il à ces questions? Pas sûr. Car il est politiquement délicat d'avouer qu'on travaille sur le scénario du pire à l'égard de ses voisins. Même l'Union européenne ne communique pas ouvertement sur les variantes envisagées.

Le Tages Anzeiger a néanmoins révélé la semaine passé qu'une task force au Département des finances était active depuis 2012. Elle étudie différents scenarii dont un est la sortie de la Grèce de l'euro. Mais le Département se refuse à en dire plus.

La BNS en première ligne

Ce qui est sûr, c'est qu'en cas de crise monétaire majeure, un autre acteur bernois sera en première ligne: la Banque nationale suisse (BNS). La stabilité monétaire fait partie de sa mission première et c'est pour cela qu'elle achète en masse des euros afin de diminuer l'attractivité du franc suisse. Plus le franc est fort et plus il devient difficile aux entreprises suisses d'exporter leurs produits.

La BNS planche également sur toutes les variantes possibles en cas de crise grave, certainement en concertation avec la Banque centrale européenne. Le danger pour la Suisse est que le franc devienne une valeur refuge pour des épargnants européens ayant perdu toute confiance en l'euro. La BNS, qui suit la situation minute par minute, se trouverait en position très délicate. Elle a promis en effet de tenir bon la parité euro-franc suisse à 1,20.

Contrôle des capitaux

Thomas Jordan, le patron de la BNS a reconnu ce week-end que la situation s'est détériorée. Il tient mordicus à la parité actuelle entre l'euro et le franc suisse. Il n'exclut pas non plus de sortir le bazooka pour empêcher l'afflux de capitaux étrangers en Suisse. Comme par exemple en introduisant un contrôle sur la circulation des capitaux. Les investisseurs étrangers ne pourraient placer leur argent en Suisse que sous certaines conditions drastiques. (Newsnet)

Créé: 30.05.2012, 16h14

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12 Commentaires

Lupo MoiAussi

30.05.2012, 17:07 Heures
Signaler un abus 4 Recommandation 0

Ah ben pour éviter la crise il fallait réfléchir avant ... et la Suisse y a aussi sa part : Empreinte écologique maximum, captage des richesses du monde, ingérance financière (bourse + système monétaire) => nous avons aussi droit à notre part de partage de la crise ! Répondre


Ave César

30.05.2012, 20:41 Heures
Signaler un abus 3 Recommandation 0

Nous avons un C.F. qui ne se sent en rien concerné par les évènements mondiaux. Pour dire qu'il s'en moque, on le dit serein.Souvenons-nous, en 1989 lorsque le mur de Berlin est tombé, le CF à continué tranquillement à traiter les sujets de l'ordre du jour, c'était un débat sur les betteraves.Je pense que c'est normal, car il n'a ni la compétence ni l'autorité pour influer sur quoi que ce soit. Répondre



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