ACCUEIL 20.12.2014 Mis à jour à 20h59

L'armée ne veut pas jeter son système informatique

Gaspillage?

Le ministre de la Défense Ueli Maurer est prêt à sauver ce qui peut l'être dans le système de communication défaillant à 700 millions. Il promet aussi un «prix garanti» pour les nouveaux avions de combat.

Par Arthur Grosjean. Mis à jour le 27.03.2012 37 Commentaires
Ueli Maurer veut multiplier les points de presse. Il en prévoit un tous les deux mois à l'avenir.

Ueli Maurer veut multiplier les points de presse. Il en prévoit un tous les deux mois à l'avenir.
Image: Arthur Grosjean

Articles en relation

[Alt-Text]

Ueli Maurer adore embarquer les journalistes dans un bus et les emmener sur une place militaire pour discourir sur son Département. Après la caserne tessinoise du Monte Ceneri et ses forces spéciales, voici celle de Sand-Schönbuhl près de Berne avec ses chevaux et ses chiens. Le ministre y a parlé de cyberdéfense, du projet FIS à 700 millions et bien sûr du Gripen.

Quel avenir pour le FIS?

Le système de conduite et d’information des Forces terrestres (FIS) a coûté 700 millions, mais il ne marche pas. «Le système fonctionne et il a un très bon logiciel, corrige le conseiller fédéral. Mais effectivement les données transmises ne peuvent pas être codées.» Cela ne sert donc pas à grand chose puisque n'importe qui pourrait pirater le système.

Faut-il tirer la prise au lieu de remettre des dizaines de millions pour tenter de corriger ce défaut majeur? Ueli Maurer n'est pas chaud. «Il n'est pas pensable que nous mettions ce système à la poubelle. Reste à savoir combien de temps et combien d'argent sont nécessaires pour trouver une solution.»

Gripen «à prix garanti»

«Nous avons acheté un avion de combat à prix garanti.» Le ministre de la Défense a voulu clairement démentir tout risque de dérapage financier dans l'acquisition des Gripen. «Le prix maximum sera de 3,1 milliards de francs.»

Toujours selon Ueli Maurer, les nouveaux avions pourraient même coûter un peu moins. «Nous sommes en négociation avec le gouvernement suédois pour faire baisser les coûts de fonctionnement au minimum.» Le ministre souhaite notamment que la formation des pilotes et des mécaniciens se fasse en Suède.

Il espère que le prix final tournera un peu en dessous des 3 milliards de francs, puisqu'il ne prendra pas tout le paquet proposé par Saab. Seule inconnue qui subsiste: le renchérissement dû à l'inflation.

Le conseiller fédéral a aussi démenti que l'assemblage final du Gripen renchérisse les coûts. «Il est compris dans les 3,1 milliards. Il était d'ailleurs prévu dans toutes les variantes d'achat. Il nous faut avoir la capacité de réparer ensuite seuls des défauts techniques mineurs.» Selon lui, le Gripen n'a donc pas été choisi pour favoriser l'entreprise suisse RUAG.

A qui la cyberdéfense?

Le rapport sur la cyberdéfense est prêt. Le Conseil fédéral doit maintenant trancher sur les grandes options. Quelle taille doit-avoir le bouclier informatique? Faut-il le limiter à la Confédération ou l'étendre aux cantons?

Côté organisationnel, rien n'est arrêté. Maurer n'est pas très chaud pour créer un Office fédéral de la Cyberdéfense. Il préfère une structure décentralisée regroupant le Département de la Défense (avec notamment son service de renseignements), celui des Transports et de l'Energie (avec ses infrastructures sensibles), la Justice (pour les questions légales) et les Finances (qui gèrent l'informatique).

Qui doit prendre le lead? Maurer ne tranche pas. Mais il s'empresse d'ajouter que son Département a beaucoup de compétence en la matière.

Grande braderie de l'armée

L'armée suisse a passé de 800 000 hommes à bientôt 100'000. Des tonnes de matériels sont à vendre. Et il n'y a pas que le barda militaire. On liquide aussi une partie des chars Léopard et pratiquement tous les Panzer M113 qui datent de 50 ans.

«Il y a des gouvernements cantonaux qui nous reprochent ces ventes massives, comme celui de Zoug. Je leurs dis qu'ils peuvent acheter ce matériel, s'ils veulent le conserver.» Et Ueli Maurer d'ajouter: «Je ne me moque pas. Il faut à un moment nous séparer de ce qui est devenu obsolète». (Newsnet)

Créé: 27.03.2012, 14h42

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

Caractères restants:

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

37 Commentaires

Franck Probst

27.03.2012, 12:59 Heures
Signaler un abus 5 Recommandation 0

On a déjà fait assez de conneries avec le système de guidage des troupes terrestres, non? Est-ce que quelqu'un va réussir à raisonner ce type? Ces n'est PAS des avions dont nous avons besoin dans ce pays. Des baisses d'impôts, des crèches, des logements à loyer raisonnable, des primes d'assurance maladie décentes. Voilà cher Monsieur ce dont a réellement besoin le peuple qui élit ses Ediles. Répondre


24 JL

27.03.2012, 14:26 Heures
Signaler un abus 4 Recommandation 0

Merci Ueli. Enfin tout est limpide. Une promesse d'achat à prix garanti + un assemblage final sans surcoût - une partie du paquet Saab + un paquet helvétisé + une réserve pour l'inflation = 22 gripen prêt au combat pour un total de CHF 2.999 milliards prix non garanti. Et une pinte d'humour offerte. Répondre



  • Les reportages vidéo du Matin

    Les reportages vidéo du "Matin"

Biens immobiliers

Marché
Recherche immobilière

Liens Immobiliers
Déménager
Comparer hypothèques
Habiter
Publier une annonce
Saisir votre annonce