Lundi 26 septembre 2016 | Dernière mise à jour 01:03

Managed care La réforme ne changera-t-elle rien au libre choix du médecin?

A près d'un mois du vote sur le réseau de soins intégrés, un sondage publié mardi par le site comparis.ch remet en cause le mythe du libre choix du médecin. Le président de la Fédération des médecins suisses (FMH) réfute.

Le spécialiste santé de Comparis.ch estime que le <i>managed care</i> n'influera pas sur le libre choix du médecin. La FMH doute de l'impartialité de l'opérateur.

Le spécialiste santé de Comparis.ch estime que le managed care n'influera pas sur le libre choix du médecin. La FMH doute de l'impartialité de l'opérateur. Image: Keystone

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

Selon ce sondage, mené auprès de 1.209 personnes le mois dernier dans toute la Suisse, une grande majorité de Suisses font d'abord confiance à leur médecin de famille pour le choix d'un spécialiste. En effet, 83% des personnes interrogées se fient à lui pour choisir un spécialiste. Seulement 12% font confiance à leurs connaissances, 6% le cherchent par eux-mêmes et 4% se basent sur leur expérience passée.

Pour Felix Schneuwly, expert en assurances maladie chez comparis.ch, il s'agit donc de relativiser l'argument du libre choix du médecin, brandi par les opposants. «La recommandation du médecin de famille est un facteur clé lorsqu'il faut choisir un spécialiste»; le managed care ne changera rien à cela, avance l'expert en assurances maladie.

Un faux débat?

Dans le cadre du débat actuel, l'argument du libre choix du médecin est souvent avancé par les spécialistes. A ce sujet, Felix Schneuwly les accuse de «plutôt défendre leur liberté personnelle, affublée de tarifs garantis par l'Etat». Les résultats du sondage relèguent «le libre choix du médecin au rang de mythe», affirme-t-il encore.

Le sondage révèle également que 85% des sondés s'adressent en premier lieu à leur médecin de famille en cas de problèmes de santé. Seuls 5% se tournent vers un service de conseil médical par téléphone et 2% vont directement voir un spécialiste.

Selon Felix Schneuwly, les résultats confirment que pour la plupart des assurés, le modèle actuellement en débat est d'ores et déjà une réalité. En effet, celui-ci prévoit un renforcement du travail d'équipe entre médecins de famille et spécialistes.

Comparis.ch accusé de partialité

Jacques de Haller, président de la FMH, remet toutefois en cause les arguments de comparis.ch. «La population suisse est attachée au libre choix du médecin. On l'a vu à chaque votation populaire, la dernière fois le 1er juin 2008 à propos de l'article constitutionnel 'qualité et efficacité économique dans l'assurance-maladie', balayé par le peuple». «Les gens veulent pouvoir librement changer de réseau, de médecins ou d'assureurs», ajoute-t-il.

En outre, Jacques de Haller doute de la totale impartialité de comparis.ch. «Comparis est apparemment financé par les assureurs et serait dirigé par un ex-employé du milieu de la santé», dénonce-t-il. «S'il veut défendre l'intérêt général, ce site n'a pas à prendre parti. Ou alors, il doit le faire de manière claire et ne pas se prétendre neutre», a-t-il également déclaré.

C'est suite à l'aboutissement d'un référendum demandé par plusieurs sociétés médicales, dont la FMH, que les Suisses sont appelés à voter le 17 juin sur une modification de la loi fédérale sur l'assurance-maladie visant une généralisation des réseaux de soins.

(Créé: 15.05.2012, 13h26)

Sondage

Est-ce une bonne chose d'avoir supprimé les cours obligatoires pour chiens?




Sondage

Pensez-vous qu'Hillary Clinton soit encore en mesure de battre Donald Trump?




Sondage

Vous sentez-vous floué par les mesures eurocompatibles du Conseil national sur l'immigration?




Offres spéciales - Pour s'offrir ou pour offrir, les idées sont là !

Jetons

Services
  • Pratique et économique, commandez vos jetons

Publicité

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse commentaire@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.