Dimanche 28 août 2016 | Dernière mise à jour 13:49

Initiative Le National ne veut pas d'«une poste forte»

Le Conseil national rejette l'initiative populaire «pour une poste forte». Les députés estiment que la nouvelle législation qui doit entrer en vigueur dans le courant de cette année est suffisante.

Entre 2000 et 2012, le géant jaune est passé de 3600 à 1823 offices postaux

Entre 2000 et 2012, le géant jaune est passé de 3600 à 1823 offices postaux Image: Keystone

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La majorité de droite de la Chambre du peuple a suivi l’avis du Conseil fédéral, des cantons, des villes et des régions de montagne. Le Conseil des Etats doit encore donner son avis.

La Poste ne vit qu’à condition qu’on s’en serve. Elle doit donc évoluer vers des solutions innovantes afin d’assurer la desserte et les prestations. Or la nouvelle loi offre des garanties, a rappelé Olivier Français (PLR/VD) au nom de la commission.

La desserte sera accessible en 20 minutes à pied ou en transport public. Les sous-traitants qui pourront distribuer le courrier ou ouvrir des points d’accès dans des épiceries ou des stations-service devront remplir des conditions minimales.

Maintenir le réseau

Pour la gauche, cette vision occulte une dégradation du service public. «Jour après jour, nous assistons au démantèlement à bas prix des prestations postales», a lancé Pierre-Alain Fridez (PS/JU). Entre 2000 et 2012, le géant jaune est passé de 3600 offices postaux à 1823.

Garantir pour tous un réseau sur l’ensemble du territoire, facile et rapide d’accès, exploité par le personnel du géant jaune et émargeant aux bénéfices d’une banque postale est le meilleur moyen de se battre contre ces fermetures. Cette initiative défend l’intérêt général, tant pour la population que pour les entreprises et les régions périphériques, a renchéri Stéphane Rossini (PS/VS).

«Alors que la direction s’attaque au coeur même de son organisation en supprimant 250 emplois dans le domaine logistique et en annonçant un programme d’économie de 80 millions de francs d’ici 2014, cette initiative est la dernière chance pour sauver un service public fort», a plaidé la Vaudoise Josiane Aubert (PS/VD).

Pragmatisme de mise

Pour Franziska Teuscher (Verts/BE), les signatures récoltées en seulement six mois témoignent des inquiétudes des Suisses. Un soucis que comprend Ruedi Lustenberger (PDC/LU), sans toutefois le faire adhérer à cette initiative «trop rigide».

Une rigidité qui motive une partie des Verts à ne pas suivre le texte du PS et de Syndicom. «Maintenir à tout prix un buraliste dans un petit village qui n’ouvre qu’une demi-heure par jour n’est pas crédible pour un service de qualité», a déclaré Geri Müller (Verts/ AG). Il plaide pour un certain pragmatisme qui réponde à l’évolution des modes de vie de la population.

«Peu importe que l’employé qui vous sert votre courrier soit payé par l’ex-régie ou par un tiers. C’est le point de vue de la clientèle qui prime», a renchéri la ministre en charge des télécoms Doris Leuthard. Cette solution flexible avec des agences tire également parti de synergies. Un magasin de village peut ainsi survivre avec une nouvelle activité.

«Too good to fail»

La conseillère fédérale est également revenue sur le deuxième point essentiel de l’initiative qui n’est pas repris dans la nouvelle loi, à savoir le financement des bureaux de poste par les bénéfices d’une banque postale. Selon elle, les PME n’ont pas besoin d’une nouvelle banque, les établissement régionaux et cantonaux leur assurant le crédit.

Une affirmation contrée par plusieurs socialistes. «Depuis l’apparition de la crise financière, il y a eu un fort afflux d’argent vers Postfinance, mais ces fonds n’ont pas pu être réinjectés dans l’économie suisse», a relevé Jacqueline Fehr (PS/ZH).

Et par rapport aux banques qui entraîneraient toute l’économie dans leur faillite (»too big to fail»), une banque postale serait au contraire «too good to fail», a répondu Margret Kiener Nellen (PS/ BE). (ats/nxp)

(Créé: 05.06.2012, 12h32)

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