Mardi 30 août 2016 | Dernière mise à jour 19:07

Calendrier Maya Le business de la fin du monde

L’apocalypse du 21 décembre permet à une entreprise argovienne de faire exploser ses ventes de kits de survie.

Image: Urs Lindt /freshfocus

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La fin du monde annoncée pour le 21 décembre par le calendrier maya ne fait pas que des victimes. Raphael Scalise, directeur de Notvorrat24 à Zofingue (AG), une boîte en ligne spécialisée dans les produits de très longue conservation, fait partie des heureux élus. «Grâce à ceux qui croient en une prochaine apocalypse, nos ventes ont augmenté de plus de 100% en une année.»

Des plats durant 20 ans

Sa société vend des plats lyophilisés se conservant près de 20 ans qui n’auraient pas dépareillé dans les abris antiatomiques des années 60. «Nous vendons aussi de l’eau, des réchauds à gaz, et d’autres produits destinés à la survie quand l’eau potable et l’électricité viennent à manquer. Nous avions déjà connu un pic de nos ventes lors de la catastrophe de Fukushima, après mars 2011.»

Les commandes viennent de toute la Suisse. «Nous avons aussi de nombreux Romands qui achètent via notre site en français.» Et le commerçant d’ajouter: «Notre catalogue contient des plats équilibrés prêts à l’emploi qui tiennent compte du nombre de calories dont nous avons besoin par jour.»

Si, pour beaucoup, la peur de l’apocalypse maya fait sourire, elle ne fait pas rigoler le théologien zurichois Georg Otto Schmid. «Nous recevons régulièrement des dizaines d’appels qui se répartissent en deux catégories sur notre hotline «21 décembre» mise en place par l’Eglise réformée. Ceux qui ont peur de la fin du monde, surtout des jeunes, que l’on peut raisonner le plus souvent. Et des moins jeunes qui espèrent que la fin du monde arrive: ces personnes sont plus difficiles à convaincre, elles devront être accompagnées après la date fatidique afin qu’elles ne fassent pas de bêtises.»

Reste que, pour la plupart des fans ésotériques du calendrier maya, la date du 21 décembre devrait juste nous faire entrer dans une nouvelle ère. «Ce n’est qu’une date symbolique», a confié à 20Minuten Urs José Zuber de Maya-agenda.ch.

C’est vrai. Vu de la Suisse romande, les membres des sectes qui ont adopté le calendrier maya se recrutent essentiellement parmi les doux rêveurs, et la nécessité d’une hotline en français ne s’est pas (encore) fait sentir. «La plupart sont persuadés qu’ils seront projetés pacifiquement dans la cinquième dimension», relève Manéli Farahmand, une experte des sectes de l’Observatoire des religions de l’Université de Lausanne (UNIL). (Le Matin)

(Créé: 23.11.2012, 08h23)

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