Samedi 10 décembre 2016 | Dernière mise à jour 09:33

Ordures Les Romands sont des cochons

Interrogés sur le phénomène des ordures abandonnées dans les lieux publics, nos lecteurs disent leur ras-le-bol. Du côté des politiciens, on parle de serrer la vis.

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C’est une honte de voir quotidiennement les cantonniers ramasser les déchets avec une pince alors qu’ils méritent d’autres travaux plus gratifiants.» – «Aujourd’hui, salir les endroits publics est vu comme un droit et une liberté.» – «Les enfants ne sont plus éduqués par leurs parents et le respect n’existe plus dans notre société.»

Les lecteurs du «Matin» ont été nombreux à réagir à notre sondage sur les déchets abandonnés dans les lieux publics. Plus de 54% des 1400?internautes qui y ont répondu se plaignent d’être «tout le temps» confrontés à des dégradations. Commentaires et photos sont venus renforcer et étayer un ras-le-bol généralisé. Et encore plus palpable lorsque les beaux jours arrivent et que pique-niques, fiestas ou grillades transforment bien souvent places et parcs publics en décharges.

Les autorités des grandes villes romandes en sont conscientes. Elles ont réagi ou s’apprêtent à le faire. Ainsi, dans «Le Matin Dimanche», le syndic de Lausanne, Daniel Brélaz, annonçait qu’il agirait en faveur de la propreté de la ville et contre «ceux qui jettent leurs ordures n’importe où». Hier, il a réaffirmé sa position. «Il faut faire attention à ne pas tomber dans un système excessif. Mais, face à certains abus, il faut réagir. C’est un problème de comportement général. Certaines personnes se disent qu’il y aura bien quelqu’un pour ramasser ce qu’ils fichent par terre. Et ça, ce n’est pas acceptable.» Il faut dire que, en plus du sentiment d’insécurité que la saleté des rues peut induire, le nettoyage a un coût: 192 millions de francs par an pour l’ensemble du pays.

Toutes les villes sont concernées par le fléau des déchets urbains, nommé «littering». A Fribourg, par exemple, une tour transparente a été remplie durant le mois de juin des ordures récoltées sur la voie publique. Des tonnes de détritus exposés au regard de tous pour faire prendre conscience de l’étendue de dégâts. Même les CFF s’y sont mis en lançant une campagne nationale contre les déchets dans les trains et les gares. Au mois de mars, en trois jours, ils ont récolté 3600 kilos d’ordures représentant un tas de 5?mètres de haut.

Amendes en Suisse alémanique

Mais, derrière ces actions de sensibilisation spectaculaires, des haussements de ton se font entendre. Certains cantons et villes alémaniques qui infligent des amendes aux personnes qui abandonnent leurs détritus n’importe où sont cités en exemple. A Morges (VD), comme dans bon nombre d’autres communes, des motions ont demandé des sanctions claires et immédiates. Fribourg, outre ses campagnes de sensibilisation, a annoncé qu’elle brandirait le bâton avec amendes et agents de propreté. A Lausanne, des élus exigent aussi plus de sévérité (voir encadré). Infliger, comme dans les cantons de Soleure, Berne, Lucerne, Thurgovie ou Bâle-Ville, une taxe de 40 à 80?francs pour un emballage de chips ou un mégot de clope serait-il la panacée?

«Le système des amendes marche bien à certains endroits et moins à d’autres, explique Florian Erzinger, responsable du domaine littering à l’Office fédéral de l’environnement. Cela dépend beaucoup du contexte, de la loi cantonale en vigueur et de la manière dont les policiers peuvent agir (seul ou à deux, en civil ou en uniforme) et se situent face à cette mission. A Lucerne, par exemple, le système des amendes fonctionne mieux parce qu’il a été accepté à une large majorité en votation populaire, qu’il rentre dans un contexte global où toute la population est consciente de l’importance de la propreté pour l’attrait touristique de la ville et que les amendes sont envisagées plus comme un moyen de communication que de punition.» (Le Matin)

(Créé: 17.07.2012, 22h48)

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