Samedi 10 décembre 2016 | Dernière mise à jour 09:33

Analyse Les Suisses n’ont vu que les contraintes du Managed care

Les citoyens n’ont pas perçu les avantages que leur proposaient les réseaux de soins intégrés. Il est vrai que cette volonté de meilleure coordination se payait cher pour l’assuré de base.

Pour autant les réseaux de soins ne sont pas enterrés.

Pour autant les réseaux de soins ne sont pas enterrés. Image: Keystone

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Tout le monde est favorable aux réseaux de soins intégrés. Mais chacun critique le modèle proposé. Le ministre de la Santé Alain Berset n’a pas hésité à mettre en avant ce paradoxe lors de la présentation des résultats qui officialisait une déroute d’une rare ampleur: La révision de l'assurance-maladie sur les réseaux de soins intégrés, dit «managed care», a été balayée par 76% des votants.

C’est une victoire pour le PS qui avait lancé le référendum. C’est une défaite pour le parlement. Car l’objet rejeté est le compromis issu de huit ans de travail parlementaire, conduits par pas moins de trois conseillers fédéraux. Pour autant les réseaux de soins ne sont pas enterrés. Ceux déjà existants continueront leur travail et d’autres pourront être créés. Simplement, les réseaux de soins ne seront pas le modèle prédominant et favorisé par le système d’assurance.

Avec deux tares à la clé

C’est sans doute cet argument des opposants (issus d’ailleurs aussi bien du PS que de l’UDC) qui a le plus porté auprès des citoyens. Aussi, ce refus est à interpréter comme une marque de défiance envers les caisses maladie, à qui le projet offrait en quelque sorte le pilotage du système de santé. Avec deux tares à la clé - sélection des risques et restriction du libre choix du médecin – que les opposants n’ont eu de cesse d’affubler aux caisses maladie.

Dans ce contexte, celui aussi d’une précampagne pour la caisse publique, les citoyens n’ont pas perçu les avantages que leur proposait les réseaux de soins intégrés. Il est vrai que cette volonté de meilleure coordination se payait cher pour l’assuré de base. D’ailleurs, le ministre de la Santé Alain Berset n’a pas su, ou pas voulu, réellement en préciser les avantages pécuniaires. Jusqu’à la toute fin de la campagne, il s’est bien gardé – et toujours par estimation au conditionnel - de chiffrer les économies possibles sur les coûts de la santé et surtout pour le porte-monnaie de l’assuré.

Alors au moment de choisir, dans un argumentaire très technique, entre les contraintes que le système allait lui imposer et les bénéfices qu’il pouvait en espérer pour sa couverture de santé et son budget domestique, il n’a pas hésité. La Suisse a balayé d’un revers de la main le Managed care. Tant qu’un projet dans le domaine de la santé ne fait pas la preuve à 120% qu’il n’a pour seul souci que le patient, et l’assuré de base, il ne pourra dégager une majorité. (nxp)

(Créé: 17.06.2012, 20h41)

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