ACCUEIL 24.11.2014 Mis à jour à 08h46

Les services secrets proposent le parapluie de l'OTAN

Système antimissile

Le Service de renseignement de la Confédération (SRC) recommande d'évaluer une participation suisse au système de défense antimissile européen. L'idée passe mal, même dans le département d'Ueli Maurer.

Interview: Marc-Henri Jobin. Mis à jour le 24.10.2012 4 Commentaires

1/8 Pour un parapluie de protection antimissile au-dessus de l'Europe: à Prague, des citoyens ont manifesté en 2007 pour obtenir du gouvernement qu'il autorise des installations américaines sur sol tchèque. (12 mars 2007)
Image: Keystone

   

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Née en 2010 de la fusion du Service analyse et prévention et du Service des renseignements, le SRC estime que la Suisse doit évaluer la possibilité d'une participation au parapluie antimissile de l'OTAN. La proposition figure dans le rapport hebdomadaire que le SRC adresse au Conseil fédéral, dont Tagesanzeiger.ch a eu copie.

Le système antimissile actuellement mis en place en Europe doit protéger, dès 2018, toute la zone de l'OTAN contre les tirs d'armes balistiques. De l'avis du SRS, il serait opportun que la Suisse évalue suffisamment tôt l'option d'une éventuelle participation au projet.

Cette proposition surprend venant d'une entité faisant partie du Département de la défense (DDPS). A sa tête, le Conseiller fédéral Ueli Maurer s'est toujours prononcé fermement contre une telle participation.

La neutralité en jeu

En 2011, le DDPS avait donné le ton dans un rapport au Conseil des Etats. Il y relevait qu'en participant à une quelconque architecture de sécurité internationale, la Suisse ruinerait sa neutralité. Une participation au parapluie antimissile de l'OTAN serait perçue comme étant une intégration de facto à l'Alliance atlantique.

Elle s'accompagnerait en outre d'une «perte d'autonomie dans l'évaluation de la menace». La probabilité de voir la Suisse entraînée automatiquement dans des mesures de défense militaires ne concernant pas son territoire était jugée trop élevée.

Le SRC relève lui-même dans son récent rapport au Conseil fédéral les limites d'un tel système. La Suisse pourrait ainsi subir en cas d'attaque effective des dommages collatéraux, qu'elle fasse ou non partie du projet. Reste aussi à savoir combien d'argent l'Europe va consacrer à son parapluie antimissile au regard de ses finances et d'une menace située en Iran.

Déjà à l'époque de Ronald Reagan

L'idée ne trouverait de toute manière guère de relais politiques. L'UDC, dont Ueli Maurer fait partie, estime que la neutralité est le meilleur parapluie qu'on puisse imaginer. A Gauche, le PS défend surtout l'idée d'une participation accrue aux opérations de maintien de la paix.

A l'époque déjà, des voix s'étaient prononcées en Suisse en faveur d'une participation directe à l'Initiative de Défense stratégique (IDS) - dite aussi de Guerre des Etoiles - lancée en mars 1983 par Ronald Reagan. Un projet qui aurait contribué à la chute de l'Union soviétique, selon ses partisans, mais devenu un vestige du passé depuis son abandon dix ans plus tard par l'administration Clinton. (Newsnet)

Créé: 24.10.2012, 07h39

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4 Commentaires

Richard Baumann

24.10.2012, 08:39 Heures
Signaler un abus 14 Recommandation 5

Une belle démonstration de la continuité de l'appartenance des services de renseignement au réseau de collaboration de l'OTAN, cf. réseau "stay behind". Le plus drôle, c'est qu'on veut nous faire croire que l'ennemi est hors du bloc Europe - Etats-Unis, alors qu'il est très probablement à l'intérieur de ce même bloc. Répondre


Alonzo Goguenoz

24.10.2012, 14:08 Heures
Signaler un abus 2 Recommandation 0

Quels secrets ? on peut savoir ? Répondre



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