Les vendeurs d’abricots affirment être victimes d’une cabale
Made in Valais
—Par Dominique Botti. Mis à jour le 11.08.2012 21 Commentaires
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Les vendeurs d’abricots au bord des routes valaisannes n’en peuvent plus. «Mais puisque je vous dis que mes fruits sont 100% du canton», jure Alina qui tient son kiosque à deux pas de Loèche. Pour preuve, la marchande exhibe fièrement une facture de livraison qui mentionne la provenance de la marchandise. Alina et les autres s’estiment victimes d’une cabale injustifiée lancée avant-hier par le canton. Le chef du Département de l’économie, Jean-Michel Cina, a annoncé en effet l’ouverture de la chasse aux abricots étrangers. Selon les autorités, certains responsables de kiosques à fruits manquent de transparence. Ils décorent leur étalage et leurs produits avec les couleurs valaisannes. Alors que certains sont parfois étrangers et que leur origine n’est pas ou peu mentionnée. Cette démarche tromperait le client qui pense acheter indigène. Et surtout elle nuirait à la qualité et à la notoriété des produits de la marque Valais.
Sur les routes en été, les kiosques fleurissent au bord des routes. Les étalages proposent des fruits et autres produits dérivés de la région. Les points de vente s’alignent parfois tous les 500?mètres, comme sur la route qui traverse la forêt de Finges entre Sierre et Loèche. Depuis cinq ans, Géraldine passe son été sous un soleil de plomb derrière son stand à la sortie de Sierre. «Il y a eu des problèmes», reconnaît-elle sans vouloir dénoncer ses concurrents malhonnêtes. Mais le doute n’existerait plus aujourd’hui. «Tous les abricots vendus dans les kiosques sont du Valais. D’autant plus au mois d’août. C’est la haute saison», poursuit Géraldine. Pendant qu’elle nous parle, plusieurs clients, des touristes étrangers et suisses, achètent des fruits. Dont un Allemand qui choisit un kilo d’abricots pour 8?francs. «Selon vous, sont-ils de la région?» lui avons-nous demandé. Il réfléchit longuement. «Comment pouvez-vous différencier l’étranger de l’indigène», nous poursuivons. «J’espère bien qu’ils sont valaisans», répond-il avec le sourire en interpellant Géraldine qui confirme. «Mais puisque je vous dis qu’ils sont du canton. Vous pouvez me faire confiance.»
Bon, alors, s’il n’y a pas de problème, pourquoi le Département de l’économie tape-t-il du poing sur la table? «Ben, heu, peut-être que les autorités pensent au début de la saison, avoue le vendeur Lawrence. Nous ouvrons en juin et les abricots valaisans sont disponibles en nombre suffisant à partir de juillet. Du coup, c’est vrai nous vendons des français durant un mois. Mais nous indiquons toujours clairement la provenance.» D’autres marchands confirment la démarche et jurent même qu’ils retirent les drapeaux valaisans de leur kiosque lorsqu’ils vendent des fruits étrangers. «Si le canton nous interdit cette pratique, alors nous ne le ferons plus», concluent les vendeurs avec la petite voix d’un enfant surpris le doigt dans un pot de confiture. (Le Matin)
Créé: 11.08.2012, 23h00
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La rédaction
21 Commentaires
Ces vendeurs d'abricots ne sont pas victimes d'une cabale du canton! Car certains d'entre eux ne vendent pas des abricots du Valais et cela a été prouvé! Que certains sont apte à sortir une facture d'achat d'abricots du Valais est sûrement vrai, mais c'est une minorité ou ils en achètent quelques kilos pour cacher la m...au chat. Aux touristes Suisses je vous suggère d'être méfiants! Répondre
En plus maintenant avec cette nouvelle variété rouge, le consommateur est aussi trompé. On croit avoir affaire à de succulents abricots parfaitement mûrs et c'est loin d'être le cas. Leur goût est très fade. Rien à voir avec les "vrais" abricots (la variété traditionnelle). C'est comme pour les tomates. Les beaux fruits sans goût se vendent si bien qu'on produit de moins en moins de bons fruits. Répondre
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