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«Méthodes cavalières» dénoncées dans le dossier Merck-Serono

Pharma

Unia a dénoncé jeudi les méthodes de la direction de Merck Serono dans sa gestion des suppressions de postes dans les cantons de Genève et de Vaud. Le syndicat réclame toujours l’ouverture de «vraies négociations».

Mis à jour le 14.06.2012 10 Commentaires
Yves Defferrard, d'Unia, le bras tendu lors d'une grève d'avertissement en novembre dernier.

Yves Defferrard, d'Unia, le bras tendu lors d'une grève d'avertissement en novembre dernier.
Image: Keystone

Débrayage d’une heure à Genève

Le personnel de Merck Serono, soutenu par le syndicat Unia, a maintenu sa pression jeudi à Genève. Un débrayage d’une heure d’une partie des employés a eu lieu sur le site genevois du groupe allemand pour protester contre l’absence de vraies négociations avec la direction.

Quelque 250 personnes ont pris part au débrayage devant l’entrée de Merck Serono, a précisé le syndicat Unia, alors qu’une grande partie des chercheurs étaient en formation continue pour la journée. Durant le débrayage, les employés ont à nouveau clairement formulé la revendication d’ouvrir de vraies négociations avec la direction sur leurs propositions alternatives à la fermeture du site.

Une assemblée générale du personnel, convoquée pour vendredi, pourrait décider d’une nouvelle grève la semaine prochaine, après le succès de celle de mardi, a averti Unia.

Le personnel a aussi appelé les autorités politiques à faire en sorte que, lors des prochaines réunions de la «task force», la création d’un centre de compétence en biotechnologies dans l’arc lémanique soit concrètement mise en oeuvre.

Le personnel de Genève s’est également solidarisé avec celui du canton de Vaud, notamment avec le personnel du site de Corsier.

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Responsable du secteur industrie d’Unia Vaud, Yves Defferrard dénonce l’»autisme» et le «dogmatisme juridique» du géant pharmaceutique allemand. «Cette attitude n’est pas digne d’une grande entreprise comme Merck Serono qui prétend être une entreprise sociale attentive à ses salariés», tempête le syndicaliste.

Les propositions faites par les employés dans le cadre de la procédure de consultation nécessitent des discussions préalables, explique Yves Defferrard. Or, la direction refuse d’entrer dans les détails, se bornant à dire qu’elle annoncera ses décisions le 19 juin. «Ce n’est pas ainsi que fonctionne le partenariat social en Suisse», commente le syndicaliste.

La direction de Merck Serono a prévu d’avertir personnellement ce jour-là les employés touchés par les suppressions et les déplacements de postes. «Le 19 juin, il sera trop tard pour discuter», s’insurge Yves Defferrard qui appelle encore une fois la direction à repousser cette date.

«Dérapages» à Corsier

Unia dénonce en outre des «dérapages» de la part de la direction du site de Corsier (VD), qui exerce des «pressions inadmissibles» sur les employés participant aux assemblées du personnel. «Je n’ai jamais vu ça», s’exclame le syndicaliste.

Merck Serono prévoit la suppression de 500 emplois à Genève et le transfert de 750 autres à Darmstadt, Boston et Pékin. Dans le canton de Vaud, 80 suppressions de postes ont été annoncées sur les sites d’Aubonne, Coinsins et Corsier. (ats/Newsnet)

Créé: 14.06.2012, 15h56

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10 Commentaires

tite fleur

14.06.2012, 16:33 Heures
Signaler un abus 3 Recommandation 0

et ? j'avoue ne pas comprendre. Serono est une entreprise privée ! Donc si elle a décidé de partir, c'est son droit. L'emploi sûr à 100% n'existe pas, même dans la plus grande entreprise du monde. La montée du socialiste me fait peur, par le faite que les gens commencent à croire qu'un travail leur est du, que les patrons sont tous des em*** Où allons-nous ? Répondre


Mel Brooks

14.06.2012, 16:46 Heures
Signaler un abus 2 Recommandation 0

Pourquoi UNIA passe son temps à défendre des personnes qui critiquaient (même plus) les employés du batiment et de l'industrie lorsque ceux-ci défendaient leur droits ? Pourquoi UNIA gaspille les cotisations payées par ses membres pour défendre des personnes qui n'ont jamais jugées utile d'être syndiquées ? Répondre



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